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Publié par Richard FEESER

L’engagement actuel de nos forces en Afrique Subsaharienne souligne l’importance de plus en plus grande prise par l’aérien pour obtenir des résultats spectaculaires et rapides, en combinant la permanence de surveillance et d’attaque offerte par les drones et la puissance de feu des avions de chasse ou des hélicoptères armés (dans une moindre mesure compte tenu de leur rayon d’action). La mobilité de ces vecteurs et leur capacité à prendre en compte l’immensité du territoire concerné ajoute à l’intérêt qu’on aurait à densifier ces moyens. Sans nier l’efficacité des forces spéciales des trois armées, très mobiles sur des objectifs ponctuels, il faut bien reconnaitre que nos forces purement terrestres, qui dans ce cas n’ont pas pour première vocation à occuper le terrain, sont engagées dans un processus quasi défensif, coûteux en moyens, qui ne convient pas à leur savoir-faire. Ceci devrait selon moi amener à une réduction des effectifs de nos forces terrestres qui devraient se limiter à verrouiller certains passages bien choisis en soutien des forces locales et à tenir à distance tous ceux qui rêveraient sans doute de prendre notre place, Chinois ou Russes par exemple. Au plan de l’acceptation de la présence de nos forces sur le terrain, que est toujours un sujet de contestation de la part de nombreux Maliens, ce désengagement progressif pourrait faire baisser la pression dans ce domaine.

Ceci m’amène à formuler des vœux de pleine réussite pour nos aviateurs en cette année 2021 avec des crédits et un budget à la hauteur de leurs besoins. Oublions un peu, ou mettons en attente les autres questions relevant de la Marine ou de l’Armée de terre et concentrons-nous sur l’essentiel, c’est-à-dire la force aérienne et spatiale qui fait actuellement une brillante démonstration de son efficacité sur le terrain.

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