mirage 2000DL'interopérabilité a toujours été un maître mot, et la standardisation des procédures (comme dans l’OTAN) et des matériels en sont le parfait aboutissement. Il y a longtemps que nos amis américains nous imposent de sortir d'une « logique cocardière » pour combattre à leurs côtés équipés de leur dernier "standard". A nous de nous adapter, et bonjour les « crash programs » pour répondre rapidement à cette exigence absolue (équipements spécifiques commandés dans l’urgence). On se soumet ou on se démet ; c’est la loi du plus fort !

Ce fut le cas pour le GPS (système de guidage par satellites) ou les postes radio à saut de fréquences (pour protéger les transmissions), pendant la première guerre du golfe; c'est le cas aujourd'hui avec le système Rover américain. Depuis le 20 mars 2010, le Rover permet de diffuser, en temps réel, la vidéo de la nacelle de désignation laser (désignation de l’objectif à bombarder) d’un Mirage 2000 D (bientôt d’un Rafale) à l’officier de guidage (JTAC, généralement au sol) chargé de coordonner l’appui-feu (CAS) au profit des forces terrestres engagées. Remarquons qu’un système similaire développé par la France et utilisé par les seules forces françaises existait déjà.

L’intégration complète de nos aéronefs de combat à la planification journalière interalliée en Afghanistan était à ce prix, en particulier pour le CAS pour les troupes équipées du Rover, pour éviter toute confusion sur l’objectif visé par l’appareil et améliorer grandement le dialogue air-sol entre des forces de pays différents.

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