Le 11 janvier 2015, la France fraternelle et démocrate descend toute entière dans la rue en criant « je suis charlie », en hommage aux journalistes abattus deux jours plus tôt en salle de rédaction de leur journal, Charlie hebdo, par deux terroristes, les frères Kouachi. On leur reprochait les caricatures irrévérencieuses du prophète Mahomet. Plus de trois millions de français, mais aussi de nombreux chefs d’état étrangers, guidés par François Hollande, se sont retrouvés à Paris dans un cortège allant de la République à la Nation et partout en France. En tout, 17 personnes ont été tuées en trois jours au siège du journal satirique mais aussi dans un supermarché kacher de la porte de Vincennes, et sur le trottoir parisien, par un certain Coulibaly, islamiste et braqueur repenti, passé de la prison à la mosquée, et revendiquant son appartenance à Al Qu’Aïda Yemen. Il faut désormais en tirer tous les enseignements et resserrer les mailles du filet autour des potentialités terroristes qui veulent en découdre avec le peuple de France. Il faut aussi repenser les prisons où se forment et s’endoctrinent les futurs islamistes déjà exclus d’un système social souvent défaillant. Il faut aussi s’attaquer à ceux qui financent ces groupes djihadistes et ceux qui les entrainent dans un logique de violence où la mort serait l’ultime souhait. Les enjeux sont européens et mondiaux et entremêlent les questions migratoires, les politiques de la ville et des banlieues, l’éducation et la formation des jeunes, les mentalités diverses hérités des obscurantismes qui ont la vie dure, les croyances et les religions, et le modèle démocrate basé sur la laïcité, la fraternité et l’égalité.

Cette journée comme un sursaut défensif doit être riche de conséquences et stimuler ceux qui nous dirigent en leur montrant la voie.

Au boulot les politiques, la patrie est en danger, nous voulons vivre ensemble !

Retour à l'accueil