Les critiques vont bon train sur l’opération menée par nos forces spéciales contre les preneurs d’otages de Niamey au Niger.

Un député UMP ancien militaire (17 ans de service dans l’armée de terre) est « très réservé quant à la façon dont la récente prise d'otages français à Niamey a été traitée. Il ne s'agit naturellement pas de briser la nécessaire union nationale contre le terrorisme, mais ceux qui ont donné l'ordre d'intervention devraient en tirer les enseignements afin de mieux réagir à l'avenir. En effet, c'est à la chance que l'on doit de ne pas avoir subi des dégâts plus importants encore. Gardons-nous de reproduire à l'avenir ce genre d'expédition insuffisamment mûrie". disant de plus "Je n'ai pas mis en cause nos forces armées. Mon interpellation concernait ceux qui ont déclenché l'intervention".

Je suis certain que ce député, ancien pilote d’hélicoptère, aurait eu un tout autre discours s’il avait été aux commandes de l’un des appareils des forces spéciales chargées de stopper la fuite des ravisseurs. Il aurait alors salué la rapidité de réaction de nos forces et aussi apprécié que les donneurs d’ordres politiques aient pris toutes leurs responsabilités avant et après l’opération, ce qui rendra la tâche des preneurs d’otages désormais beaucoup plus compliquée. La polémique politicienne qu’il ravive ne rendra pas la vie à nos deux jeunes compatriotes ni aux trois gendarmes nigériens tués dans l’accrochage, mais elle gomme les risques pris par nos militaires et la louable détermination de nos dirigeants à ne plus jamais laisser faire.

Ne doutons pas que ce message clair et net sera reçu cinq sur cinq par les velléitaires preneurs d’otages et que nos deux jeunes et les gendarmes ne sont pas morts pour rien.

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