Rafale marine2Centralisation du commandement au plus haut niveau, décentralisation de l’ouverture du feu jusqu’à l’exécutant, clarté des ordres de mission et des objectifs à atteindre, voilà bien ce qui préside à la belle coordination interalliée qui permet, quasiment de but en blanc, d’engager avec succès nos chasseurs dans des missions complexes à grande distance de leur base, au côté de nombreuses autres forces (US, GB…). Les armements précis pouvant être tirés à distance, les moyens de brouillage et de reconnaissance, d’écoute, de guerre électronique, ainsi que les moyens d’auto protection, de transmission moderne, facilitent la tâche et accroissent la sécurité, sans oublier l’expérience Afghane qui permet aux mêmes acteurs de déployer leur savoir-faire, cette fois contre le colonel Kadhafi. Même si notre part reste modeste, et que le commandement de l’opération semble assuré par un général américain du côté de Stuttgart, nous faisons là la démonstration d’une belle réactivité et d’une maîtrise aérienne totale dans tous les domaines de lutte. On note l’adoption de règles d’engagement permettant au chasseur de décider de l’ouverture du feu sur des objectifs d’opportunité clairement identifiés comme hostiles, un travail en patrouille mixte, ce qui se faisait déjà en Afghanistan mais pour d’autres raisons, une répartition des tâches et des zones, et l’arrivée « on time on target » de toute l'Armée de l’air qui se félicite d’être très prochainement rejointe par l’Aéronavale depuis le porte-avions Charles de Gaulle qui file vers les côtes libyennes. Même si tout ceci a un coût, espérons que cette démonstration d'efficacité et de sérieux fera oublier l'addition aux contribuables qui ont rarement l'occasion de vérifier aussi aisément le bon usage de leurs impôts. 

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