Depuis le 25 mai 2009, une base française interarmées, dite « de soutien », est officiellement installée à Abou Dhabi qui en a financé les gros travaux.

La partie Air, baptisée Base Aérienne 104, accueille depuis quelques temps déjà un petit détachement tournant de chasseurs Mirage 2000 venu de Dijon, et représente un effectif de quelques centaines de personnes.

Côté Marine, cette escale ainsi francisée et très fréquentée des bâtiments patrouillant dans la zone pourrait accueillir à terre l’état-major d’Alindien. L’amiral commandant la flotte française dans l’océan indien est actuellement installé à bord d’un bateau ravitailleur.

Côté Armée de Terre, il s’agit d’une petite unité d’entraînement au combat en zone urbaine et en milieu désertique.

En tout les effectifs globaux de cette structure d’accueil et d’entraînement devraient atteindre 500 militaires environ.

 

On comprendra tout l’intérêt que représente, pour une puissance comme la notre, cette nouvelle base proche de la zone-clé du détroit d’Ormuz où transite 40% du trafic pétrolier.

Par ailleurs, elle répond à une demande d’Abou Dhabi dans le cadre d’accords de défense rénovés entre deux pays qui utilisent le même armement (chars Leclerc et Mirage 2000), face à l’Iran, et au côté de forces américaines très présentes (Bahreïn, Qatar) sur un lieu stratégique pour ses immenses ressources pétrolières.

  La nouvelle présence sur cette zone d'une nation disposant de l'armement nucléaire dissuadera sans doute très fortement de toute attaque contre Abou Dhabi. De plus, elle accroîtra les relations commerciales en tous domaines. La France négocie actuellement la vente aux Émirats de 60 Rafale améliorés (portée du radar de bord notamment et avec condition de reprise de Mirage 2000-9), et pourrait fournir des centrales nucléaires préparant l’après pétrole… alors qu’une coopération dans le domaine culturel (le Louvre à Abou Dhabi) a déjà pris forme.

 

Cette installation permanente accroît et conforte les relations amicales déjà anciennes entre notre pays et Abou Dhabi, sans pour autant remettre en cause notre présence militaire à Djibouti, ni notre politique de défense en Afrique. En outre, elle offrira aux aviateurs, pilotes de chasse, des possibilités d’entraînement au combat aérien à faibles limitations et de haut niveau, au-dessus de zones peu habitées et avec des partenaires équipés des appareils de combat les plus modernes.

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