LA GRANDE AVENTURE DE LA CHASSE

Meeting aviation ferté Alais mai 2010 014





Il avait ce défaut commun je crois à nombre d'aviateurs, et qui devient chez eux une déformation professionnelle:

"La vie ne prenait pour lui sa parfaite saveur que risquée"

 


André Gide à propos d'Antoine de Saint Exupéry

 

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Drones

Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 13:32

great-blue-heron-8270.jpg« Le Héron cendré se caractérise par un long cou, un bec long et pointu et de hautes pattes. Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire. Son ouïe, également très développée, le fait réagir aux moindres bruits suspects… » Tout ce qu’il faut pour observer de haut les champs de bataille, ce que fera dès 2014 le drone Male du même nom (moyenne altitude longue endurance) de Dassault qui mettra au rencart le Harfang d'iAI à bout de souffle, et fera oublié le Predator américain trop ou pas assez pour avoir été sélectionné par le ministre de la défense. Bien sûr, cet engin d’observation d'environ 5 tonnes et de 20 mètres d'envergure (avionique et capteurs Thalès), ne sera que provisoire en attendant beaucoup mieux, dans les années 2020, avec les drones armés de nouvelle génération franco-britanniques, en cours de développement. Ce choix "intermédiaire", qui n’avait pas les faveurs de notre état-major, aura au moins l’intérêt d’une certaine continuité et donnera du travail à nos avionneurs, en profitant de l'expérience Harfang. C'est aussi le choix d'une réelle indépendance opérationnelle par rapport aux Américains qui demandent à voir dans tous les engagements de Predator, y compris pour les Predator britanniques. Il se base sur un engin plus petit, le Heron TP de IAI (industrie aéronautique israélienne), qui donne  satisfaction aux Israéliens dans leur quotidien guerrier.

heron_tp1-66638.jpg

Par Richard FEESER - Publié dans : Drones - Communauté : Aviation
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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 20:32

drone arméIl va de soi que la commande de drones Predator américains (décision en février 2011, en principe…) donnerait un réel et véritable élan à un secteur de notre défense trop longtemps négligé, et qui faute de mieux bataille encore avec des drones Harfang qui n’ont d’autres problèmes que d’être une petite production d’industriels compétents, mais qui ont tous les défauts des très petites séries forcément transitoires, voués à évoluer rapidement, et dont l’après-vente hypothétique rend le maintien en condition opérationnelle de plus en plus difficile et de plus en plus coûteux. Incontestablement, ces engins bien équipés et performants auront permis à l’Armée de l’air de franchir le pas des drones MALE (…par certains côtés une vraie barrière psychologique) et de familiariser les personnels à leur utilisation. Mais il faut maintenant passer à l’étape suivante, même si les industriels français ne verraient pas d’un très bon œil qu’on les prive d’un marché (au moins d’une partie de celui-ci) sur lequel ils ne sont pas encore présents, faute d’avoir tardés à s’y intéresser.

Soyons clairs, nos Harfang actuellement déployés en Afghanistan, à Bagram, attendent et méritent une heureuse et rapide descendance en nombre (des centaines de drones opèrent dans le ciel afghan…), bénéficiant des toutes dernières technologies, et pouvant effectuer toutes les missions données aux drones armés ou pas.

Le nouveau Ministre de la défense qui vient de visiter la base de Bagram en Afghanistan ne semble pas penser le contraire quand il dit aux aviateurs présents : « Sachez que nous serons soucieux de vous doter sur la durée des équipements qui conviennent... »

Je profite de ce post de fin d’année pour présenter mes meilleurs vœux 2011 à tous mes lecteurs et dire aux aviateurs, chasseurs ou pas, qui sont engagés sur le terrain, en Afghanistan et ailleurs, que nous sommes à leurs côtés, et toute la fierté que nous inspire leurs combats courageux.

Par Richard FEESER - Publié dans : Drones - Communauté : Aviation
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 11:10

La montée en puissance rapide des flottes de drones pose le problème de la formation des pilotes de ces engins aériens qui nécessitent de solides connaissances aéronautiques, voire une expérience du vol, du décollage à l’atterrissage pour les engins dépourvus de pilotage automatique d’arrivée et de départ (Les drones SIDM Harfang français en sont dotés).

Initialement les pilotes de drones ont été choisis parmi les pilotes de chasse ou les navigateurs de combat, maîtrisant à la fois les questions de navigation et de combat aéroterrestre mais aussi la gestion des passagers du drone : optronique, équipements électroniques et optiques et transmissions.

 

En précurseurs, les Américains ont ouvert des filières spécifiques de formation pour ces pilotes au sol, les yeux rivés sur un écran d’ordinateur, interface avec l’engin (Predator et Reaper) qu’ils sont chargés de piloter et de gérer dans un théâtre d’opération complexe.

Deux filières de formation de pilote de drone de l’US Air Force sont ouvertes.

La filière principale comporte un entraînement initial classique de pilote de chasse à 185 heures de vol, sur avion à hélice puis sur jet T-38 Talon, et un cours spécifique sur les drones (pilotage, conception, opération interarmées, capteurs…) avec une phase pratique finale en unité de drones.

Une filière moins gourmande en heures de vol, créée début 2009, ne comporte que quelques heures sur avion léger, jusqu’au lâché en solo pour acquérir le sens de l’air, et une qualification de vol aux instruments sur simulateur de vol, avant de suivre le cours spécifique précédent et sa phase applicative. Cette filière expérimentale de dix mois, plus courte et moins coûteuse que la précédente, permettrait d’appliquer des normes médicales moins draconiennes (vue) que celles des pilotes de chasse au moment de la sélection, si elle est définitivement validée.

 

Notre Armée de l’air a sept « opérateurs de vol », comme pilotes de drones, tous navigants issus de la chasse et volontaires. Trois sont pilotes de chasse et quatre des NOSA, navigateurs officiers systèmes d’arme, sur Mirage 2000N et D.

 

Pensez-vous que les drones puissent chasser les pilotes des cockpits?


drone arméCette question vient en tête, en lisant les lignes précédentes, mais gardons-nous de répondre trop vite par oui ou par non, car les choses ne sont pas si simples.Si les drones armés de missiles et de bombes comme le Predator américain opèrent déjà en attaque au sol depuis des années,  les UCAV, drones capables de combat aérien, posent des défis technologiques difficiles à résoudre. De plus, ils doivent avoir une réactivité en vol que seuls les avions pilotés ont vraiment. C'est pourquoi leur emploi serait plutôt d'accompagner les avions de chasse qui les guideraient dans leur combat. La guerre aérienne ne sera jamais confiée uniquement à des robots !

Par Richard FEESER - Publié dans : Drones - Communauté : Aviation militaire
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 10:44
Notre photo: Le Harfang ( ex-SIDM) de l'armée de l'Air (crédit JMT). La boule optronique à l'avant comporte cinq voies, dont une infrarouge, une optique (avec différents grossissements), et trois voies laser (télémétrie et désignation). Le nez bombé héberge l'hexapod, antenne satellite articulée révolutionnaire. Le SAR (avec fonction MTI) est logé sous le ventre, au niveau de l'emplanture des ailes.
Cette merveille technologique peut voler longtemps (vol moyen de 12 heures) et opérer de jour et de nuit (Atterrissage de nuit possible). Autant dire que les quatre appareils dont dispose l'armée de l'air actuellement, et qui font "un carton" en Afghanistan ébranlent quelques idées largement répendues sur les limitations opérationnelles de ces drones.
Sachant que la version armée, c'est à dire capable de délivrer un armement existe déjà, on se demande si cette petite machine sans pilote ne serait pas en train de supplanter certains appareils jusqu'ici pilotés.
Comme ancien pilote de reconnaissance, qui connaît assez bien la question, je dois admettre que ce type d'engin permettant d'observer et de transmettre en temps réel les informations recueillies, par l'intermédaire d'un satellite de télécommunication, est plus que séduisant et doit plus que jamais faire partie de notre panoplie guerrière. Souvenons-nous qu'il n'y a pas si longtemps on se contentait d'attendre le retour de l'appareil de recconnaissance pour donner quelques informations sur la chose observée, interprétation des clichés faite et après un certain temps que nous nous efforcions de contracter. Les délais assez longs entre le recueil du renseignement et la mise à disposition de l'information au décideur était un réel handicap.
On est désormais dans une autre période où la surveillance continue du champ de bataille avec la possibilité de détecter les échos mobiles (système MTI du radar SAR) et de transmettre l'information en temps réel est devenue une réalité. Si le temps est enfin dominé, le flot d'informations ainsi détecté pose plus que jamais la question du tri et de l'interprétation des images recueillies dans un large spectre de fréquence (radar, infrarouge, visible...) et du classement des informations ainsi obtenues. Le rôle des officiers de renseignement formés à cette réalité sera de plus en plus déterminant, comme nous le savions déjà lorsque nos équipes de la 33 eme Escadre de reconnaissance gagnaient les compétitions interalliés Royal Flush dans les années 1970...
Par Richard FEESER - Publié dans : Drones - Communauté : Aviation militaire
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 16:27


Les drones (engins volants sans pilote) représentent une solution intéressante pour les missions aériennes, dans lesquelles la présence d'équipage à bord n'apporte pas de plus-value significative, ou au cours desquelles le niveau de risque est très élevé.

Par leurs particularités, permanence, endurance, rayon d'action, réactivité, discrétion, polyvalence et souplesse d’emploi, les drones apportent de nouvelles possibilités renforçant les capacités des aéronefs modernes (On aura toujours besoin d’aéronefs… restons calmes !)

Les perspectives technologiques conduiront bientôt à élargir le domaine actuel  d'utilisation des drones, l' observation du champ de bataille, en complétant, voire en remplaçant aéronefs et satellites. Les missions militaires, pouvant être confiées aux drones, seront alors de trois types :

La surveillance et le renseignement : La variété des capteurs utilisés permet de recueillir plusieurs types d'informations, restituées sous forme d'images, d'origine électro-optique ou électromagnétique et ce, en temps réel, sur terre et sur mer, depuis l'espace aérien, à toutes altitudes, et à des distances pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres. Le temps d’opération sur la zone d'intérêt peut être de longue durée.

Le soutien au combat : Désignation d’objectif par illumination laser, relais de télécommunication en altitude, brouillage, transport léger…

Le combat : L'emploi de drones à hautes performances, spécifiquement conçus pour le combat, et donc armés, est envisagé au sein de véritables systèmes de combat mixtes, aux côtés d’avions de chasse, sous leur contrôle ou celui d’un PC volant. Divers concepts d'emploi sont étudiés, tels que l'attaque d'objectifs fixes ou mobiles (neutralisation des moyens sol-air adverses...)


Pour être plus complet, ajoutons que les drones d’observation intéressent beaucoup les civils (police...) et que le coût de ces aérodynes sans pilote est aussi celui du segment sol (transmission, pilotage, recueil du renseignement, lancement, entretien…) et du personnel au sol chargé de le mettre en œuvre (et oui, toujours la main de l’homme au final !).

Enfin, la gestion de l’espace aérien où évolueraient de tels engins ne sera pas chose facile. Lors de la réunion des directeurs nationaux d’armement tenue le mercredi 17 juin 2009 au salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, la France l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suède ont mandaté l’agence européenne de défense (AED) pour le lancement du programme MIDCAS (mid-air collision avoidance system) qui permettra à terme aux drones d’évoluer dans l’espace aérien général, ouvert aux autres aéronefs.


En matière d’innovation, le SIDM de l'armée de l'air, dont la photo qui figure ci-dessous a été prise lors de son premier engagement opérationnel en Afghanistan en février 2009, constitue une prouesse technologique. Propulsé par un moteur à hélice, l’engin peut être maintenu dans les airs pendant 24 heures, à une altitude de 7000 mètres. Son principal atout est de pouvoir transmettre en temps réel par satellite les images captée, aussi bien aux décideurs qu’aux combattants. La polyvalence des capteurs, optiques, infrarouges et radars, permettent au drone d’assurer sa mission quelle que soit la nébulosité, de jour comme de nuit.



 
Par Richard FEESER - Publié dans : Drones
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