Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Richard FEESER

ecalle.jpgLe Cne Renaud Ecalle, dont nous vantions ici-même les exploits en voltige aérienne, vient de disparaître dans un accident d'avion Jodel ,du côté de Lodève, en compagnie de son épouse et de ses deux jeunes enfants.


Ancien pilote de chasse avec plus de 2300 heures de vol sur Mirage F1 et Alpha-jet, il volait désormais dans l'équipe de voltige de l'armée de l'air de Salon de Provence, sur Extra 330, remportant de nombreux titres nationaux et internationaux. Champion d'Europe 2010 et du Monde 2009 il portait très haut les couleurs de notre aviation sportive.

Après le capitaine Delorme, récemment disparu en 2005 sur Cap, l'équipe de voltige, vers laquelle vont toutes nos pensées, est durement touchée.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Richard VESPA 08/10/2010 15:15



Loin de vouloir perturber la peine et le chagrin des deux familles, je souhaite toutefois préciser que l’actualité actuelle nous apprend qu’un spéléologue est peu-être mort dans un boyau
souterrain de l’Ardèche.


Il était reconnu comme un des meilleurs dans son domaine et, pourtant !


N’oublions pas que lorsque l’on est un spécialiste d’un domaine à risque, il est encore plus difficile qu’un « bleu » de prendre toutes les précautions nécessaires.


Autre exemple, les deux rafales qui se sont percutés récemment (l’enquête est en cours, mais de forts indices fait penser à une collision par inattention), pourtant les deux pilotes étaient
considérés comme les meilleurs, puisqu'ils étaient pilotes d'essais, et pourtant.


Dans la majorité des cas, un seul élément ne suffit pas, mais une succession d'éléments (parfois des éléments vraiment secondaires) amène à l'accident.



Richard FEESER 09/10/2010 09:59



Ceci nous renvoie à l'excès de confience évoqué dans le premier commentaire et à cette formule mille fois répétée:


"Plus facile d'être un bon pilote qu'un vieux pilote"



Didier 06/10/2010 12:54



Un tel accident me laisse pour le moins perplexe.


Décidément, les avions civils ne réussissent guère aux aviateurs de l'Armée de l'air.


Vous l'avez mentionné, Jean-Michel Delorme périssait tragiquement à bord de son Cap 232 encore récemment. Il n'y a, à priori, peu ou pas de points communs (l'enquête le dira), quoi que...


Je ne peux m'empêcher de me rappeler, si mes souvenirs sont bons que dans les années 80, l'Armée de l'Air avait déploré la perte d'un CAP 10B et de son équipage. L'enquête avait conclu à la
rupture du longeron. Aussitôt, tous les appareils de la flotte avaient été désentoilés. Mauvaise surprise : tous ces CAP 10B présentaient des criques sur le longeron. Leur rupture n'était
qu'une question de temps. Etonnament, les CAP 10B civils (des aéro-clubs pour la plupart) ne présentaient pas de tels dégats.


L'explication, je l'ai sand doute eu que récemment, de la bouche d'un commandant de gendarmerie, jadis, pilote de chasse sur Mirage 2000. Il venait faire un tour de CAP 10 à notre aéro-club.
Selon ces propos, les déclenchés étaient enseignés à ... 200 km/h. Pour mémoire, le manuel de vol stipule que les manoeuvres déclenchées positives ou négatives doivent être effectuées dans la
fourchette 140 à 160 km/h. De son propre aveu, ce commandant de gendarmerie alors qu'élève à l'époque, avait la sensation déjà que "ça ne faisait pas du bien à la machine".


C'est pourquoi, je me pose la question si d'une part, les procédures rédigées par le constructeur sont toutes respectées à la lettre et si l'accent est mis sur la sécurité et l'humilité
lors de l'instruction des élèves afin de contribuer à les faire gagner en maturité.


Cela aurait pu sauver la vie de Jean-Michel Delorme et de Renaud Ecalle.


Accessoirement, ils feraient encore de notre nation, la première au monde en matière de voltige.


J'ai un lourd sentiment de gachis qui me pèse.


Amicalement



Richard FEESER 06/10/2010 14:46



Cher Monsieur,


L'avion que pilotait Renaud Ecalle, lors de son crash, était un petit Jodel Triplace civil appartenant à deux de ses amis... donc, rien à voir avec les appareils de l'armée de l'air qui sont
utilisés selon les normes définies par le constructeur, même si votre ami, commandant de gendarmerie, qui a fait une bien courte carrière dans l'armée de l'air, peut penser le contraire.


Ceci dit, les avions utilisés de façon intense et régulière en voltige souffrent plus que ceux qui n'en font pas ou peu et c'est pourquoi, par exemple, les alpha jet de la PAf sont régulièrement
suivis en accéléromètre et régulièrement changés. Ceci peut aussi expliquer les problèmes de criques sur les longerons des CAP militaires par rapport aux appareils civils n'ayant pas exactement
le même vécu.


Pour avoir été monit et à la tête de la DV pendant deux ans à Salon sur Fouga en, 85,86, je n'ai pas souvenance que nous apprenions à nos élèves à être des fanfarons, bien au contraire. Je n'ai
pas souvenance non plus que les quelques vols d'initiation ou d'évaluation effectués par les élèves sur CAP 10, en tout début de formation, donnaient tellement l'occasion de faire des
déclenchés...


Nul n'est à l'abri d'un accident, mais sachez que la sécurité des vols est un souci permanent des pilotes et des mécaniciens de nos armées qui ne sont ni des amateurs, ni des risque-tout et gère
la flotte de leurs avions avec beaucoup de professionnalisme.


cordialement


 



Richard Tissot 04/10/2010 21:38



Je te redis ici l'émotion que j'ai ressentie à l'annonce de cette triste nouvelle et dont je t'ai fait part par téléphone tout à l'heure... Qu'un pilote acrobate finisse sa vie dans un crash, ce
n'est pas foncièrement scandaleux. Le plus trite dans cette affaire, c'est que son épouse et ses deux enfants aient aussi péri dans cet accident.
Peut-être a-t-il été victime d'un excès de confiance ? 



Richard FEESER 05/10/2010 09:38



Compte tenu de la MTO exécrable dans la zone du crash toutes les hypothèses peuvent être envisagées, y compris l'imprudence pour rentrer à la maison. Les accidents se produisent souvent le
vendredi soir, lorsqu'on veut absolument rentrer. On prend alors des risques insensés. Dans ce cas je ne pense pas que l'on puisse y penser puisqu'il était avec sa famille. L'idée de l'excès de
confiance peut être aussi retenue, car je ne crois pas personnellement à une panne mécanique sur ce petit Jodel triplace parfaitement sain. Dans tout accident aérien plusieurs éléments concourent
à la catastrophe y compris les impondérables qui peuvent déjouer la prudence des équipages ou la fiabilité des mécaniques. Et si c'était simplement le cas?