Une enquête pour homicides involontaires a été ouverte par le juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris, sur la mort au feu de dix militaires de l’armée de terre, lors de l'embuscade d'Uzbine en Afghanistan, en août 2008.

Surprenant de la part d'un magistrat qui va donc seul se substituer à toutes les enquêtes de commandement et compte-rendu multiples autour de cette tragédie que toute notre armée porte encore comme une croix. D'un autre côté, on comprend les familles qui ont l'impression qu'on leur cache quelque chose et qui veulent des responsables. La mauvaise communication des armées au moment des faits explique sans doute en partie cela, aussi notre monde de « lawyers » où chacun croit être dans son bon droit pour demander des comptes.

Ce n'est pas la première fois que les militaires sont interpellés par la justice. Je pense à la patrouille de présentation B de Mirage qui s'était mal terminée et qui avait occasionné quelques "effets collatéraux" sur la hiérarchie Air. Les généraux de la Force aérienne de combat de l’époque, mis en examen, n'étaient pas aux commandes des avions et pourtant !

Rappelons qu'il existe des Inspecteurs généraux et des Contrôleurs généraux des armées et un DPSD qui sont justement là pour mener les enquêtes au sein de l'institution militaire, à l'initiative directe du Ministre, et dont les conclusions pourraient être rendues publiques dans certains cas, comme celui qui nous intéresse aujourd'hui.

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