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global-hawk.jpgLa comparaison entre engin piloté ou non piloté prend toute son ampleur avec le retrait probable des U2 américains (photo du haut) qui souligne néanmoins les indéniables faiblesses des drones comme le Global Hawk (photo du bas) et donne à réfléchir à tous ceux qui croient encore pouvoir ne faire la guerre qu’avec des robots, confortablement installés dans leur fauteuil. L’avion piloté de reconnaissance stratégique U2 trouve toute son autonomie à très haute altitude et n’est alors limité que par son autonomie, alors que le drone, comme le Global Hawk, qui est sensé le remplacer complètement, a toujours un fil à la patte, car piloté à distance par l’intermédiaire de liaisons satellitaires. Il est par ailleurs plus contraint par les conditions météos que son rival piloté.

Les partisans de l’un ou de l’autre de ces moyens, qui cohabitent encore pour l’instant, s’affrontent sur fond d’économies budgétaires à réaliser en supprimant l’un de ces engins. Même si l’USAF donne clairement sa préférence à l’U2, dont le taux de réussite des missions est supérieur à celui du Global Hawk, il semblerait que les jours de l’U2 soient désormais comptés. Soulignons en passant le très haut niveau technologique atteint très tôt par l’U2, en première ligne depuis de très nombreuses années, et dont le retrait sera de toute façon durement ressenti.

A propos de réduction de sa flotte de combat l'USAF programme un retrait d'environ 500 appareils d'ici quatre ans, autant avions que drones selon des arbitrages qui restent à finaliser. La totalité des A10 d'attaque et des U2, beaucoup de F15 et d'autres, devraient faire place aux F35 et au futur bombardier stratégique remplaçant le B2.

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