DEFE194.jpgSoyons clairs, les prochaines phases du conflit dépendent beaucoup des pays environnant le Mali, qui ne doivent pas servir de zone de replis aux colonnes jihadistes, sérieusement étrillées par nos aéronefs, mais aussi de la capacité des forces interafricaines  à occuper et à tenir les zones libérées le long du fleuve Niger  qui, plus que jamais, constitue la ligne de vie des zones reconquises au Nord du Mali. L’Algérie a fait un immense effort en bouclant ses frontières et en libérant son espace aérien. Il faut que la Mauritanie  et le Niger fassent de même en surveillant  les pénétrantes par lesquelles arriveront forcément ravitaillement, armes, munitions et carburant, nécessaires aux combats. La tenue  des villes progressivement libérées devra être confiée à des forces capables de se rallier les populations  locales, pas forcément ravies du changement de donne et dans lesquelles pourraient se fondre certains jihadistes. Avec la contre-offensive terrestre débutée le 15/01 par nos forces spéciales, en appui des troupes maliennes, on entre assurément dans une complexité de guerre en constatant que, dans tous les cas, les moyens aériens de contrôle et d’observation vont avoir un rôle essentiel à jouer pour connaître et apprécier la situation aérienne et terrestre en permanence, et valider les résultats.  Même si les avions de recco et d'écoute (F1CR et Atlantique) et les satellites vont continuer à opérer, les capteurs particulièrement endurants comme les drones, qui font pour l'instant cruellement défaut, auront un rôle essentiel à jouer.   


Aux dernières nouvelles deux drones du 1/33 seraient en capacité d'opérer dès demain à partir de Niamey... un bon début !

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