ZSU-23-4 2Dire que le Livre Blanc, dont la parution vient d’être retardée de plusieurs mois, ne sera pas impacté par les derniers engagements au Mali serait illusoire, même si la contrainte budgétaire reste plus que jamais à l’ordre du jour. Les principes issus de la Guerre Froide sont désormais dépassés, car si les forces ont toujours besoins d’une puissance de feu respectable, il leur faut surtout de la mobilité, la capacité à être projetées, et une réactivité permettant d’entrer très vite en action de façon coordonnée, grâce à une forte intégration des différents composants. C'est pourquoi il faut sacrifier nos chars de bataille Leclerc au profit d’unités d’hélicoptères mieux équipées, développer les drones au détriment des vecteurs pilotés, et redéfinir un juste besoin maritime avec un meilleur équilibre entre forces sous-marines et de surface sans groupe aéronaval. Des économies sont également possibles sur le nucléaire, si l’on admet que les SNLE peuvent assurer seuls la dissuasion. Ajoutons que la finalité d’un combat est toujours terrestre, comme le montre Serval au Mali, et que diminuer encore nos effectifs, comme envisagé dans la première mouture du Livre Blanc, serait tout simplement suicidaire, à moins de disposer d'une réserve entrainée et équipée.

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