038.jpgUn peu de calcul…

Imaginons que l’on ait 200 avions de chasse, Air et Marine, en première ligne, ayant une disponibilité moyenne de 45%. Ce qui veut dire que 90 appareils seulement sont en état de voler.

Sachant qu’il faut armer en priorité et en permanence opérationnelle 8 plots de défense aérienne, pour la police du ciel, qui bloque un minimum de 16 appareils, il reste 74 avions sur les parkings, dont une trentaine indispensables pour entrainer et faire progresser les pilotes en escadron, le reste pouvant être engagé rapidement en opération. Notons de plus qu’une quinzaine de chasseurs sont basés hors de la métropole (Al Dhafra, Djibouti…) et ne sont pas immédiatement disponibles et que ceux de la Marine, une douzaine, sont loin sur le PA Charles de Gaulle, dans les immensités océaniques. Il ne reste donc qu’une petite vingtaine de chasseurs prêts à agir Asap (As soon as possible). Dans ces conditions, difficile de faire face et «d’assurer » là-bas, au Mali, comme aujourd’hui, à partir des deux bases de N’Djamena et de Bamako.

Chapeau, et courage à ceux qui le font !

 

Fin mai 2013, le bilan de l'activité de nos chasseurs lors de l'opération Serval était de:

 

280 bombes tirées : GBU-12,GBU-49, AASM,Mk82 airburst, tirées à 50-50 par les Rafale et les Mirage 2000D

4900 heures de vol réalisées en 900 sorties dont 34% de nuit (53% Mirage 200D,42% Rafale, 5% F1CR)

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