Les Libyens remonteraient-ils au créneau pour acheter des Rafale ? On le murmure en certains lieux bien informés...

Ça me rappelle les heures historiques que nous passâmes, mes collègues pilotes de chasse et moi, dans les années 70, à transformer les futurs pilotes de Mirage III libyens.

Ces garçons sympathiques et motivés, tous enfants du Président Kadhafi qu’ils admiraient beaucoup, faisaient leur transformation initiale sur Mirage III biplace au 2/2 à Dijon, où se croisaient à l’époque de nombreux pilotes étrangers, notamment Sud-américains, à l’âge d’or des Mirage III, puis allaient sur d’autres bases, comme celle de Strasbourg (où j’étais),  pour perfectionner leur art en navigation, combat et autre.

Les hommes du désert n’aimaient pas beaucoup les nuages et se crispaient parfois sur la manette des gaz, même à basse altitude et à pleine puissance, ce qui me valut un survol d’Épinal pas loin de la vitesse du mach, en essayant de rattraper un ami Libyen…  qui n’avait pourtant pas vraiment l’envie de me semer. Ce garçon, dont je revois encore le large sourire quand il m’avoua avoir maladroitement coupé sa radio, se privant ainsi de mes précieux conseils, ne fit  pas une très longue carrière au pays puisqu’il fut victime d’un tragique accident.

Souhaitons avoir à nouveau l’occasion d’accueillir sur nos bases, cette fois pour une transformation Rafale, ces vaillants pilotes, peut-être fils de ceux que nous croisâmes autrefois et dont nous gardons un si bon souvenir.

 

The Libyans would be interested to buy Rafale ?

That points out the historical and past hours that we spent, my colleagues French fighter pilots and me, in the seventies, to transform the future pilots of Mirage III Libyans. These boys sympathetic, all children of President Kadhafi whom they admired much, made their initial training on Mirage III two-seater to the 2/2 in Dijon, visited at this time by many foreign pilots, mainly South Americans, at the golden age of the Mirage, then went on other bases, as Strasbourg (where I was), to improve their flying art in navigation, combat and other. The men of the desert did not like much the clouds and contracted themselves sometimes on the throttle, even at full power and at low altitude, which caused me an over flight of Épinal not far from the speed of the Mach, while trying to catch up a friend Libyan… who however did not want really to forget me. This boy, of whom I still remember the so broad smile, and who awkwardly acknowledged me to have cut his radio, thus depriving himself of my advices and help, did not make a very long career because he tragically crashed. Let us wish that we will have again the occasion to welcome on our bases, for a transformation on Rafale, these valiant pilots, perhaps the sons of those we crossed formerly and that we have always in memory.

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