drone arméIl va de soi que la commande de drones Predator américains (décision en février 2011, en principe…) donnerait un réel et véritable élan à un secteur de notre défense trop longtemps négligé, et qui faute de mieux bataille encore avec des drones Harfang qui n’ont d’autres problèmes que d’être une petite production d’industriels compétents, mais qui ont tous les défauts des très petites séries forcément transitoires, voués à évoluer rapidement, et dont l’après-vente hypothétique rend le maintien en condition opérationnelle de plus en plus difficile et de plus en plus coûteux. Incontestablement, ces engins bien équipés et performants auront permis à l’Armée de l’air de franchir le pas des drones MALE (…par certains côtés une vraie barrière psychologique) et de familiariser les personnels à leur utilisation. Mais il faut maintenant passer à l’étape suivante, même si les industriels français ne verraient pas d’un très bon œil qu’on les prive d’un marché (au moins d’une partie de celui-ci) sur lequel ils ne sont pas encore présents, faute d’avoir tardés à s’y intéresser.

Soyons clairs, nos Harfang actuellement déployés en Afghanistan, à Bagram, attendent et méritent une heureuse et rapide descendance en nombre (des centaines de drones opèrent dans le ciel afghan…), bénéficiant des toutes dernières technologies, et pouvant effectuer toutes les missions données aux drones armés ou pas.

Le nouveau Ministre de la défense qui vient de visiter la base de Bagram en Afghanistan ne semble pas penser le contraire quand il dit aux aviateurs présents : « Sachez que nous serons soucieux de vous doter sur la durée des équipements qui conviennent... »

Je profite de ce post de fin d’année pour présenter mes meilleurs vœux 2011 à tous mes lecteurs et dire aux aviateurs, chasseurs ou pas, qui sont engagés sur le terrain, en Afghanistan et ailleurs, que nous sommes à leurs côtés, et toute la fierté que nous inspire leurs combats courageux.

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