Mardi 24 janvier 2012
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Les dernières victimes militaires en Afghanistan, tuées lâchement par un soldat afghan, repenti de la cause talibane, lors d’une séance de sport, posent une fois de plus
la question du retour de nos soldats vers la mère patrie.
Depuis la mort de Ben Laden et le début des négociations secrètes avec les Talibans, ce retour est envisagé pour 2014, en bon
ordre et si possible en ne laissant rien sur place, surtout pas les matériels modernes équipant nos forces, certains les plus sophistiqués et les plus puissants de nos armées. La guerre en
Afghanistan a boosté nos efforts pour équiper hommes et véhicules, accroître leur protection, leur efficacité, leur interopérabilité avec les alliés, et il serait dommage d’abandonner des
matériels de pointe sur place.
Cette logistique de désengagement complexe (plus de 1300 véhicules…) ne peut pas, hélas, reposer sur les seuls moyens nationaux
largement insuffisants devant l’ampleur de la tâche.
Dans une pure logique, on sait que tout rentrera comme à l’aller, majoritairement par air, vu la difficulté de le faire
autrement. Tous les moyens seront alors utilisés en partenariat avec nos alliés ayant les moyens les plus lourds. On pourra certainement compter sur les appareils américains de transport, genre
C5A, et sans doute aussi d’autres moyens affrétés (Antonov 124 ou Iliouchine 76). C'est en partie pourquoi notre plan de désengagement sera coordonné avec celui des Américains et des autres
forces de la coalition militaire. Le sauve qui peut en solo avant la fin de l'année 2012, proposé par François Hollande, dans l’émotion de la perte de nos vaillants soldats de Varces (93e
régiment d'artillerie de montagne), serait une catastrophe aux lourdes conséquences économiques et militaires, mais aussi vis à vis de nos alliés et de l'Afghanistan du président Karsaï et de ses
successeurs quels qu’ils soient.
Le serpent de mer sur l'insuffisance de nos moyens aériens de transport ressort à chaque fois qu'une opération d'envergure
survient et c’est le cas actuellement. Sûr que quelques A400M, justement arrivés dans les forces début 2013, participeront activement à notre retour, mais croire qu'on puisse se doter en
permanence d'une flotte de longs courriers adaptée à cette crise (et certainement sous employée le reste du temps) est un rêve totalement hors de portée au plan national.
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