Extrait de l’excellente chronique de Jean Belotti sur les carburants de substitution que nous remercions :

 

Des recherches ont été faites par plusieurs laboratoires et d’importants progrès ont été réalisés dans la recherche de carburants de substitution au kérosène. De nos jours, face à la raréfaction des carburants classiques et à la lutte contre le réchauffement climatique, les spécialistes s’accordent pour estimer que la biomasse traditionnelle n'y suffira pas. En effet, l’objectif de réduction de 50% des émissions de CO2 en 2050 reste assez incertain à atteindre, car la production de biomasse ne peut pas se développer à une vitesse suffisante. Cela étant, la recherche - même avec des ambitions moindres - s’est poursuivie. C’est ainsi, qu’aujourd’hui, les recherches portent sur le développement de biocarburants dits de “seconde génération” à base d'algue, de cameline ou de jatropha, qui peuvent être mélangés à du kérosène ordinaire.

L’Association Internationale des Transporteurs Aérien (IATA) a déclaré que la certification surviendrait dès 2012, ce qui permettrait que, d'ici 2020, les avions pourraient utiliser de 6 à 7% de biocarburants.

Qu’en est-il de l’application de ces recherches dans le transport aérien ?

On sait que des biocarburants, mélangés à du kérosène, ont déjà été utilisés, à titre d'essai, par deux compagnies, Air Japan et Air New Zealand. Lufthansa a annoncé que, dès avril, sur une ligne régulière et quatre fois par jour, entre Francfort et Hambourg, un Airbus A321 aura un réacteur qui sera alimenté pour 50% par du carburant bio-synthétique à base d'huiles végétales. Cela s’inscrit dans son projet “BurnFair” qui permettrait à la compagnie allemande d’économiser 1500 tonnes d’émission de CO2, sur la période d’expérimentation qui portera sur six mois. Ce qu’il convient de prendre également en compte, à tout le moins à court terme, est que ce biocarburant produit par une société finlandaise, coûte trois à cinq fois plus cher que le kérosène classique !

 

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