Tandis que les avions de chasse d’une large coalition internationale (on annonce même une participation jordanienne) attaquent sans relâche les forces du colonel Kadhafi, et que les hélicos Vivianne  de la force Licorne donnent des coups décisifs aux armes lourdes de Laurent Gbagho à Abidjan, tous deux s’accrochant désespérément au pouvoir, on réalise à quel point le feu du ciel ne peut pas régler seul des conflits dont la finalité est forcément terrestre. Certes, même si nos actions aériennes sont remarquables d’efficacité et utilisent toute la panoplie moderne, jusqu’au très sophistiqué missile Scalp, elles ne sortiront pas les deux dictateurs de leur bunkers enterrés ni ne les  feront prisonniers. Il faut maintenant que des éléments terrestres bien armés entrent dans la danse pour épauler les Libyens libres, trop légèrement armés et mal organisés pour contrer la puissance mécanique de Kadhafi, ou les Forces Républicaines du Président  Ouattara qui peinent à obtenir la reddition de Laurent Gbagbo. Seul cet inévitable engagement terrestre permettra une sortie de crise  en évitant un possible enlisement et en obligeant les belligérants à négocier.

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