30_09_08_mirage_2000_1.jpg

Alors qu’on fêtera bientôt le troisième escadron Rafale à Mont-de-Marsan, la fermeture progressive des unités de chasse continue à bon train, comme si la réussite à l’arraché d’harmattan en Lybie n’avait d’aucune manière montrée que l’on avait atteint alors un minimum critique à ne pas dépasser.

En fait, les réductions constatées actuellement et qui mènent à l’arrêt des derniers Mirage F1 en 2014 (les F1CT dès septembre 2012) puis des Mirage 2000-C, 5F, et N, sont la suite de décisions prises sous la pression financière dans les années 90 et menant à court terme à une flotte réduite de Rafale (70 air à l’été 2012 et combien après ?) et de Mirage2000D (60+arrivés entre 1992 et 2002). Remarquons qu’il faut urgemment rénover les Mirage 2000 D pour les garder opérationnels avec une certaine polyvalence, et là il ne faut vraiment plus mégoter.

La question n’est plus de savoir si il fallait ou pas se lancer dans un programme aussi coûteux que celui du Rafale, dont la « bosse » financière, repoussée d’une année sur l’autre, a donné des frissons horrifiés à tous les gestionnaires de l’armée de l’air, mais de redéfinir des priorités crédibles au niveau des armées en sortant chacune d’elle d’une gestion miséreuse. Veut-on ou ne veut-on pas une aviation de chasse et d’attaque ? Faut-il renoncer à cette force ? Doit-on priver notre pays de cet incontournable moyen d’action ? Un peu moins de bateaux, de chars, de canons et un peu plus d’avions, ou pas? Voilà la problématique que le nouveau président de la République, élu ce soir, devra lever pour sauver les meubles. Il y a urgence !

Retour à l'accueil