16644.jpgLes économies annoncées et nécessaires n’épargneront pas les budgets militaires, et les décisions à prendre dans l’urgence, pour rassurer les marchés et les sociétés de cotation (qui exigent…), risquent d’être douloureuses pour notre chère aviation particulièrement budgétivore en titre V (équipements). Faire des économies lorsque toutes les danseuses de la république auront été répudiées, ce qui semblerait être en cours, paraît bien logique et une phase préparatoire médiatique, pour préparer au pire, a semble-t-il déjà commencé. N’annonce-t-on pas 180 avions de combat en ligne, Air et Marine confondus, et seulement 35 A400M au lieu des 50 envisagés initialement ?

C’est bien sûr le pire des scénarios pour trouver rapidement 3 à 5 petits milliards sur le dos des armées en taxant lourdement les aviateurs. On est très loin des 300 avions de combat prommis par le dernier livre blanc que les chaines de petite production de Dassault (11 avions/an) s’apprêtaient à honorer de plus de 240 Rafale (la cible finale théorique était de 286 appareils, 58 Marine et 228 air…un peu plus de 80 livrés fin 2009). Maintenir cet atelier pour sauvegarder l’emploi et le savoir faire nécessiterait la vente d’un nombre significatif de Rafale (Brésil, Émirats.. ?) ce qui est loin d’être joué. On en est presque à espérer qu’il n’y ait pas de solution export.

Pour commencer et faire spectaculaire, on pourrait retirer de notre parc les derniers Mirage F1 et revoir la rénovation des Mirage 2000D et des premiers Rafale Marine (sinon les vendre modernisés à la Suisse),  externaliser tout ce qui pourrait l'être, fermer quelques bases suplémentaires (Luxeuil).…pour attendre un peu que l’orage se calme. Les C135 ravitailleurs, autre sujet de préoccupation, viennent d'être prolongés jusqu'en 2020...

En s'en tenant aux chiffres qui représentent une réduction d'environ 15% des crédits on pourrait en final s'attendre à une réduction de 50 à 60 appareils de chasse (parc restant : 200 air et 40 Marine), en priant pour que le nombre d'avions de transport ne soit pas touché, car là il y a plus qu'urgence.

Rendez-vous à la rentrée pour décrire la catastrophe annoncée, que les pauvres bureaux d’état-major air devront tripatouiller tout l’été en zieutant sur les crédits des copains de l’Armée de terre et de la Marine, eux aussi privés définitivement de vacances.

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