Bernard Henri Levy, BHL,  qui se pose volontiers en Deus ex machina de la dernière guerre contre la Libye de Kadhafi, n’omet pas de saluer chaleureusement le courage des aviateurs qui, aux premiers jours de l’engagement, réussirent à arrêter les chars lancés contre Benghazi, en bravant  la défense sol-air encore pleinement opérationnelle, heureusement sans aucune perte.

Il faut saluer cette excellente disposition qu’a ce « people » et philosophe envers les militaires de l’air, et se réjouir d’avoir trouvé en lui un défenseur écouté et médiatique. Qu’aurait-il dit en cas de revers, voire de défaite ou de pertes ? Mystère ? Mais rendons lui grâce de l’intérêt qu’il nous porte et du fait que sa présence sur le champ de bataille, en complet veston, de Benghazi à Misrata, ne manquait ni de courage, ni de panache.  

Plus généralement, remarquons aussi que les succès aériens des forces de l’OTAN, pour aider à reconstruire une Libye nouvelle, n’ont pas fait l’objet d’éloges dithyrambiques dans la presse, et que les chants de victoires, que nous aurions pu attendre, ont été largement atténués par les craintes qu’ont suscité les prises de positions du conseil national de transition en faveur de la charia. L’avenir libyen ne serait pas sombre affirme encore BHL, en optimiste qu’il veut être, et surtout en connaisseur d’un terrain qu’il a parcouru de longs mois. Espérons qu’il voit juste, et félicitons toutes les unités qui viennent d’être décorées à l’occasion du 11 novembre, marquant la reconnaissance de la Nation à de valeureux soldats au service de ce que nous souhaitons être une belle cause.

Retour à l'accueil