mirage 2000DLes rédacteurs du Livre Blanc ont retenu deux scénarios pour essayer de définir les missions et donc les moyens nécessaires à notre future défense avec une double priorité aux hautes technologies et à la protection du territoire national.

Ces deux généralités, que Monsieur tout le monde aurait pu trouver facilement, montrent que le bon sens est une vertu première des concepteurs qui ont la très difficile mission d’évaluer nos besoins militaires futurs.

Il faut à l’évidence sauver notre industrie de l’armement et continuer les études amont et la recherche, pour tirer l’ensemble vers plus moderne et plus performant, et ainsi rester présent sur le marché des armes bien tenu à ce jour par les Russes et les Américains. Il faut aussi assurer à nos chers compatriotes la protection réelle de nos territoires ainsi que la défense de nos intérêts. La définition de nos armées futures s’inscrit donc dans une perspective technologique et commerciale autant que purement défensive à large échelle, puisque métropole et outre-mer sont évidemment concernées.

Ces grandes lignes étant tracées les enjeux seront avant tout financiers avec un petit pourcentage du budget (on passerait de 1,51 du PIB à moins de 1,2 du Pib), une part étant prioritairement consacrée au socle nucléaire et à ses deux composantes maritimes et aériennes.

Des économies seront sans doute à rechercher sur les effectifs et la pyramide des grades et des âges qui devrait ainsi permettre de poursuivre la modernisation de nos grandes composantes dont la nature ne devrait pas trop changer.

Côté Air on attendra avec patience la rénovation des Mirages 2000 D de Nancy, la commande des ravitailleurs MRTT (de 7 à 15..?), l’arrivée des premiers A 400 M en mai 2013, ainsi que la poursuite de l’équipement en Rafale au tout dernier standard, et peut-être l’arrivée de quelques drones Predator américains. La fin des Mirage F1CR et le retrait progressif des premiers Mirage 2000-5, dont les cellules commencent à dater, sont déjà programmés, l’essentiel sur la fermeture des bases aériennes excédentaires et la réduction du personnel étant déjà largement bouclé.

Au dire des dernières rumeurs l'armée de terre devrait encore perdre des effectifs pour aller vers 80000 hommes, du jamais vu malgré la démonstration actuellement faite au Mali où toutes les composantes des forces terrestres cherchent à briller et à se montrer indispensables. Saluons au passage le courage de nos boys.

Si nécessité fait loi, la crise malienne arrive à point nommé pour faire réfléchir tous ceux qui s'apprétaient à ne faire qu'une bouchée de nos forces, alors que 66% des Français pensent qu'il faudrait même augmenter le budget militaire... fini la variable d'ajustement budgétaire?

Retour à l'accueil