Rafale USS Dwight D. EisenhowerTandis que le dispositif aérien se déploie en partie  sur les bases les plus proches du théâtre, comme Souda en Crête, la susceptibilité des Nations engagées commencent à poindre sur la question de savoir si l’OTAN devrait ou pas prendre le contrôle des opérations. Il semblerait qu'un accord pourrait être trouvé sur cette question même si certains, comme les Français, pensent que les forces arabes de la coalition n’apprécieraient sûrement pas ce choix. D’autres, comme l’Italie ou l’Allemagne, qui entre parenthèse n’ont pas de forces concernées, plaident pour que l’OTAN dirige, tout en lui déniant par avance le droit de mettre en œuvre ses Awacs majoritairement servis par des militaires allemands. On comprend la gêne de l'iIalie par rapport aux relations nombreuses qu'elle a toujours eues avec la Libye autour des questions économiques, énergétiques, ou à propos de l'immigration.

Les deux seules Nations disposant des moyens adaptés autonomes, pour commander et coordonner les raids et les opérations aériennes, sont la France et La Grande-Bretagne, n’en déplaise à ceux qui n’ont pas su investir comme nous l’avons fait dans un centre de commandement (CAOC) comme celui de Lyon Mont-Verdun.

La vigueur des forces de Kadhafi qui ne désarme toujours pas, en faisant de nombreuses victimes civiles sur le terrain, devrait inviter les membres de la coalition à taire leurs petites rivalités pour aller à l’essentiel, tout en saluant l’arrivée sur zone du porte-avions Charles de Gaulle dont les Rafale viennent de faire leur première mission au-dessus de la Libye. Sa présence permettra d'écourter certaines missions de recco qui devaient revenir à St Dizier (7 heures de vol aller et retour...)

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