Et si Obama allait plus loin dans sa lutte armée contre les tyrans, en revenant plus militairement dans la crise libyenne ?

Dans le rapport de forces actuel, qui ne permet pas de dégager l’avantage d’un camp, la crise libyenne risque fort de durer plus qu’on ne l’avait prévu. Quelques semaines sont devenues quelques mois, et les tergiversations initiales sur le commandement, et l’engagement réel au côté des alliés, n'y sont pas étrangères, ainsi que le retrait des forces aériennes US, hormis les drones armés. Les A 10 et AC 130 américains, si efficaces dans les premiers jours du conflit, manquent cruellement à l’appel. Certes, les coups portés ces derniers jours contre le clan Kadhafi ont été durs, mais ils ne l’empêchent pas de continuer à bombarder le port de Misrata, ajoutant à la longue liste des victimes civiles qui se compteraient déjà par milliers.

Les Libyens libres, qui vont sans doute bénéficier d’une aide supplémentaire dans le domaine financier, suite aux décisions prises hier par le groupe de contact, ne pourront pas aller beaucoup plus loin dans la reconquête du pays, si la pression sur Kadhafi n’augmente pas de façon significative grâce au retour déterminé des Américains. Il y a là un risque d’enlisement, voire d’une partition du pays, sans doute déjà dans les arrières pensées de certains.

D’ores et déjà, démonstration est faite que rien ne peut aboutir vraiment sans que la grande Amérique ne s’en mêle ; précisément celle qui vient de marquer des points en abattant Ben Laden dans son refuge pakistanais, suite à une remarquable opération des forces spéciales.

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