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Bravant le danger sur des appareils peu sûrs, les précurseurs de l’aviation militaire, dont le commandant de Rose, ont démontré en vol l’intérêt des aéronefs d’observation et de reconnaissance, en posant la question de leur armement, en défendant avec conviction leur cause auprès des hommes politiques pour plus de crédits, et en théorisant son emploi dans tous les domaines de lutte, pour conforter son statut de nouvelle Arme qui reçoit son drapeau le 14 juillet 1912.

Quand la guerre de 1914 éclate, les forces aériennes, auxquelles on croit moins en raison de la fragilité des appareils, de leurs faibles capacités d’emport, et de fréquentes pannes sont réorganisées. Les escadrilles sont réparties entre les Armées : la doctrine d’emploi de l’Aviation militaire est à réécrire. Seuls quelques généraux clairvoyants comme Franchet d’Esperey, croient encore à l’Aviation et permettent la création de la première escadrille de chasse, le 1emars 1915, la MS-12 (pour Morane Saulnier), commandée par Charles de Rose.

En escadrille d’armée pour le réglage d’artillerie et le harcèlement, les avions bombardent la plaine d’Alsace, l’Allemagne, couvre plus à l’ouest les offensives de 1915 et les combats qui suivent. Des missions périlleuses valent à l’aviation de nombreuses citations. Le 6 août 1916, René Fonck force un adversaire à se poser et à se rendre. C’est sa première victoire suivie de beaucoup d’autres.

C’est vraiment à Verdun que la Chasse prend son envol où combats aériens et batailles terrestres sont intimement liées. La bravoure des aviateurs y écrit en lettres de sang de nouvelles pages de gloire à l’escadrille N 103, sur SPAD VII puis XIII et XII canon, du prestigieux groupe des Cigognes, avec Guynemer, Heurtaux, Dorme, Deullin, qui rivalisent de témérité. Cette foudre du ciel révèle des personnalités hors du commun où le combat aérien est un duel à mort : tirer de près, d’un coup, de sang-froid. Au fil des missions aériennes se distinguent des figures devenues légendaires : Navarre, Chambe, Garros, Guynemer, pilotant Nieuport, Morane-Saulnier Parasol, Spad, et autres Caudron, Farman, Voisin, contre les Aviatik, Albatros et Fokker...beaucoup ne survivront pas.


 En plus des cérémonies nationale du 11 novembre, commémorant l'armistice de 1918 et  associant désormais toutes les soldats morts pour la France, le souvenir des combats aériens héroïques de la grande guerre est ravivé chaque année, le 11 septembre, dans l’armée de l’air, lors d’une prise d’armes solennelle, au cours de laquelle est lue la dernière citation du capitane Guynemer, mort au champ d’honneur le 11 septembre 1917.

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