Notre ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, ne souhaite pas que l’OTAN s’implique dans l’affaire Libyenne. C’est sans doute une manière de se démarquer des Américains et de donner une forte réalité aux derniers accords militaires bilatéraux franco-britanniques, tout en impliquant ipso facto d’autres pays européens comme l’Italie, avec ses bases aériennes en Sicile, dans le cas où une zone d’exclusion aérienne était mise en place sur la Libye. Cette question, vue sous un angle purement européen (encore qu’on aurait sans doute besoin des Awacs de l’OTAN), pourrait aussi associer les pays proches comme l’Egypte et la Tunisie autrement qu’en accueillant le flot des réfugiés. On ferait ainsi revivre l’Alliance pour la Méditerranée avec la bienveillance de la Ligue Arabe qui pourrait, pourquoi-pas, apporter un concours financier au règlement de la crise. Je suis aussi persuadé que nos porte-avions européens (FR, I, Esp) devraient prendre toute leur part à ce Mare Nostrum capharnaüm, sinon qu’on m’explique à quoi ils servent.

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