Des voix se posent régulièrement la question de l’utilité de notre armement nucléaire et de la Force stratégique de dissuasion. Deux anciens premiers ministres et un ancien ministre de la Défense s’interrogent même sur sa suppression éventuelle de notre arsenal défensif.

Sur décision du Général de Gaulle, l’Armée de l’air a été la première à mettre en œuvre cette arme redoutable dissuadant toute velléité de s’en prendre à nos intérêts vitaux. La Marine avec ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, SNLE, silencieux et discrets, emportant des missiles intercontinentaux à têtes nucléaires, et la capacité nucléaire donnée à l’aviation embarquée, avec le missile ASMP, lui a emboîté le pas en faisant régner la double incertitude du lieu et de l’heure d’une éventuelle frappe de riposte, à l’initiative du seul chef de l’État. Cette capacité militaire destructrice, maîtrisée dans son concept d’emploi et au plan technique, comme le prouvent de nombreux essais réussis montrant la puissance des armes, doit continuer à inspirer de la crainte à tous ceux qui auraient l’intention de s’en prendre à notre pays. Notre  paix et la respectabilité de la France dans le concert des nations sont à ce prix.

Aujourd’hui la composante aéroportée, équipée de Rafale Air et Marine, emporte un nouveau missile ASMP-A moderne, et les SNLE de dernière génération, plus discrets que leurs prédécesseurs, et bientôt dotés d’un nouveau missile, assurent une veille protectrice sur notre beau pays. Ceux qui doutent du bien fondé de ces armes auraient tort d’oublier que notre Force de dissuasion est notre seule assurance vie.

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