harrier.jpgCertains arrivent d’autres partent !

Le Prestigieux et célébrissime Harrier vient de tirer sa révérence après 41 ans de service au sein de la RAF et de la Navy britanniques. Engagé dans tous les conflits, jusqu’à celui d’Afghanistan, on se souvient de sa mémorable participation à la crise des Malouines. J’ai personnellement un souvenir très précis de cet appareil sur lequel j’ai eu la chance de voler en 1976, sur la base de Wildenrath, une base aérienne située en Allemagne près de Münchengladbach, et sur laquelle stationnait un escadron de Harrier (4th squadron - in futurum videre), de RAF Germany (Royal Air Force en Allemagne). C’était une unité de reconnaissance particulière, car son appareil à décollage vertical offrait des possibilités inconnues de nos propres chasseurs de l’époque (Mirage III, Phantom, Fiat G91...)

Atterrir à la verticale, après une arrivée au break à 450kts (830km/h), décoller très court, collé au baquet par la forte accélération, faire du vol stationnaire comme un hélicoptère, laissait rêveur. Le long briefing de sécurité, abordant les pannes en phase critique de vol (atterrissage et décollage), ne gâchait pas le plaisir de découvrir ce fabuleux engin, assis sur un siège éjectable 0-0 (permettant de s’éjecter au sol, à l’arrêt). Même si ses capacités hors normes avaient des limites, elles permettaient d’opérer sur des plateformes sommaires, à peu près n’importe où, et donnaient un jour nouveau aux opérations aériennes tactiques de cette époque.

Le J-20 chinois vient de sortir du hangar dans lequel il était discrètement caché jusque-là. Visitant une base aérienne chinoise dans les années 90, j’avais pu apercevoir de loin ce prototype dont on disait le plus grand bien, même si ses véritables capacités restaient secrètes. Si ses formes rappellent celles du Raptor américain et du dernier proto russe, il reste à découvrir ses caractéristiques réelles dont certains pensent qu’elles seraient plus celles d’un bombardier que d’un pur intercepteur.

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