Bardai-1.jpgNos derniers chasseurs Mirage 2000 D viennent de rentrer d’Afghanistan et il se dit, ici et là, qu’ils pourraient s’intéresser désormais à l’Afrique où les affaires vont très mal au Mali, coupé en deux depuis quelques mois. Quatre Jaguar à Dakar suffisaient autrefois à « pacifier » toute la Mauritanie, que feraient quelques appareils basés à Bamako, Niamey ou à Ouagadougou sur l’Azawad en mains de groupes islamistes extrémistes ? Même si les temps ont changé et qu’il a été dit que nous ne serions qu’en soutien d’une éventuelle action militaire des pays de la CEDEAO pour rétablir l’autorité de Bamako sur tout le Mali, on peut imaginer une assez large palette de moyens aériens pouvant entrer dans cet appui intégrant outre des moyens de transport et d’observation à base de drones ou de moyens GE quelques contributions plus dissuasives comme des Rafale ou des Mirage 2000. Même si l’on a mal évalué les conséquences néfastes sur la zone sahélienne de la fin de crise libyenne, en partie responsable des désordres maliens, on ne pourra pas rester longtemps passif face à la déstabilisation d’une zone dont les contours stratégiques et géopolitiques nous concernent directement.

Le bilan de l'activité des avions de l'armée de l'air en Afghanistan, depuis 2007, est de 7200 sorties et plus de 26000 heures de vol. Les sorties d'une durée moyenne de 3,5 heures ont suscité 12700 ravitaillements en vol soit près de deux à chaque sortie.
Les avions sont intervenus à 1700 reprises en Close Air Support (appui des troupes au sol), le plus souvent avec un simple "show of force" dissuasif (passage à basse altitude et grande vitesse, démonstration de force). Les attaques armées ont eu lieu 380 fois, soit plus d'une fois par semaine en moyenne. 

Retour à l'accueil