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Publié par Richard FEESER

Brésil ou pas Brésil ?

Voici la question que se pose toute la presse quotidienne après les premières fuites du rapport technique de l’armée de l’air brésilienne sur l’achat de nouveaux chasseurs, qui aurait placé le Rafale en dernière place de ses choix, après le F18 américain et le Grippen Suédois (moteur américain…).

Certes, l’armée de l’air brésilienne ne confirme pas encore officiellement ce scoop, même si on peut comprendre sa position dans un contexte continental fortement américanisé.

Rappelons néanmoins qu’un biréacteur moderne comme le Rafale (idéal pour la région), qui a largement fait ses preuves opérationnelles, pourrait être au final préféré par les politiques brésiliens, Président Lula en tête, homme populaire et peu influençable et qui aura su préparer son successeur pour les prochaines élections présidentielles où il ne sera pas candidat (après deux mandats).

Les carottes ne sont pas tout à fait cuites… « wait and see » comme disent si bien nos éternels rivaux et néanmoins amis américains.

....aux dernières nouvelles, ce 12 janvier 2010, les Brésiliens seraient preneurs de 36 Rafale à condition que le vendeur fasse un effort sur les prix...

...6,2 milliards au total devrait être le bon prix selon les dernières nouvelles arrivées de Sao Paulo; même si dans cette transaction liée à un vaste plan de développement et de coopération franco-brésilien ces chiffres doivent être relativisés.

 Actualisons...  le 9 février 2011

Il y a un an j'écrivais les lignes ci-dessus avec la crainte que le rêve d'une vente de Rafale au Brésil ne reste qu'un rêve. La nouvelle présidente du Brésil vient aujourd'hui de déclarer sa préférence pour le F 18 américain: les carottes sont cuites !

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Buddy Spike 11/01/2010 16:43



Merci pour votre réponse, toujours éclairée: en effet le F35 "ratisse" large et c'est bien ce qui me fait peur avec ce programme dont l'objectif, à peine masqué, est d'en finir une bonne fois
pour toute avec toute forme d'industrie européenne. Espérons que ce ne sera pas le cas.
Sur un tout autre sujet une question me tarabuste cher Richard: vous qui connaissez bien le Mirage 3, êtes vous d'accord avec cette opinion, souvent entendue dans l'Armée de l'Air, que
celui-ci était en fait supérieur au F1C en combat air-air (pétrole et radar exceptés) ? De nombreux "cochers " de la pelle à tarte m'ont confirmé celà (notamment des amis du 1/13); avec en plus
un argument massue: LA solution était en fait d'installer l'Atar 9K50 et le Cyrano 4 sur le Mirage 3, bref d'arriver au Mirage 50, et surtout pas au F1C: quel est votre avis sur la question ?



Richard FEESER 12/01/2010 08:28


Ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire puisque j'ai gagné la coupe de défense aérienne en 1983, sur Mirage III-C (EC 2/10 Seine) devant toute la meute des Mirage F1 qui équipaient alors
majoritairement les escadrons de Défense aérienne. Le Mirage F1 n'était pas conçu au départ comme intercepteur mais comme avion d'attaque au sol (plus forte charge alaire que le Mirage III) où il a
fait merveille dans ses versions F1CR et CT. On a même dû rajouter des becs et des volets de combat pour qu'il bouge pas trop mal en combat aérien basse vitesse, ce qui en faisait un intercepteur
correct vues les qualités de son radar et de l'armement correspondant.


Buddy Spike 08/01/2010 16:31


Que les Brésiliens lorgnent vers le F35 (au moins au plan industriel) c'est possible, mais ce n'est pas demain que les USA permettront à un pays sud américain d'accéder aux technolgies de cet
appareil. D'ailleurs un refus poli mais ferme leur a déjà été adressé à ce sujet; qu'ils ne rêvent pas....Quant à l'avion lui même, qui est une étrange réincarnation du F105 Thunderchief (avez
vous remarquer l'étrange similitude de leur concept ?:vocation air sol marquée malgrés la lettre"F," forte charge alaire, moteur unique, armement en soute....), il est peu adapté aux missions
de défense aérienne exigées par le Brésil. Aussi peu que son illustre ancêtre le F105..., et des pays comme l'Australie et le Canada sont tout doucement en train de s'en rendre compte....Pierre
Clostermann n'est plus là pour aider à la vente de nos avions au Brésil, mais ça me parait encore jouable.


Richard FEESER 09/01/2010 12:33


Même si les Américains sont capables de sortir X versions supplémentaires du F18 ou du F15 pour l'export, comme c'est déjà le cas, je ne serais pas si catégorique que vous sur la carrière future et
internationnale du F35. Tôt ou tard cet appareil sera forcément exporté en dehors du cercle des intimes, business first ! Rappelons quand même que de nombreux pays  Otaniens comme le Royaume
Uni, la Norvège, le Danemark, la Turquie, le Canada, l'Italie et d'autres comme l'Australie, Israël et Singapour sont déjà associés au programme au plan financier, même si celui-ci est entièrement
piloté par les Américains au plan technique, dans les trois versions de l'appareil (Air, Naval et VTOL). 


Richard Tissot 05/01/2010 17:49



Richard, lis cet article de l'Expansion :
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/coup-dur-pour-le-rafale-au-bresil_222945.html
Il faut dire que le prix de notre avion semble prohibitif et c’est le Gripen suédois qui a les faveurs des militaires brésiliens, avec un argument de poids : son moindre coût (deux fois moins
cher que le Rafale) ainsi que le moindre coût de son entretien ; en effet, le prix de l’heure de vol du Rafale est QUATRE FOIS plus élevé celui de l’heure de vol du Gripen !! Et ça aussi ça
compte, puisque ces dépenses se prolongent pendant tout le temps où l’appareil reste en service… c’est à dire pendant des décennies ! !



Richard FEESER 05/01/2010 19:00


Je ne suis pas certain que le calcul soit exact, car le coût à l'heure de vol intègtre une foulitude de paramètres et, lissé sur une dizaine d'année, les appareils français se montrent généralement
bien supérieurs aux appareils d'outre atlantique, dont le coût d'acquisition est souvent inférieur... et de toute façon Grippen et Rafale ne sont pas comparables, le second étant bien supérieur à
l'autre et ceci a un prix !
Il faut savoir que les aviateurs brésiliens lorgnent surtout sur le F 35 américain, et là, ils vont avoir de grosses surprises. Le sachant, ils auraient tendance à viser beaucoup moins cher en
acquisition d'attente de quelques dizaines d'unités... Se pose aussi la question des compensations industrielles et de beaucoup d'autres paramètres qui, au bout du compte, par leur complexité à les
intégrer tous, vont donner au politique une large palette de choix...où le Rafale, j'en suis certain, pourrait tirer son épingle du jeu.