Les EAU (émirats arabes unis) seraient prêts à acquérir 60 Rafale dans une version légèrement différente de celle de l'Armée de l'air (réacteurs Snecma et radar Thalès plus puissants) et à condition de pouvoir retrocéder leurs 60 Mirage 2000-9.

Cette annonce prouve que les discussions financières et technico-opérationnelles liées à ce contrat continuent, abordant tous les domaines, notamment la formation des personnels des émirats (pilotes, mécaniciens…). La phase industrielle d'adaptation étant lancée, la décision finale pourrait-être prise en novembre prochain au salon aéronautique de Dubaï...

 

L’Armée de l’air et la Marine seraient-elles pénalisées dans la montée en puissance des unités Rafale si les EAU devenaient prioritaires pour l’équipement de leur force aérienne ? Certains le pensent et le redoutent, sauf à augmenter la cadence de fabrication du Rafale (un peu moins d'un avion par mois)… ce qu’il faudra de toute façon envisager chez Dassault dans la perspective d’autres nouvelles commandes (Libye, Brésil, Suisse…)

 

L’Armée de l'air récupérerait-elle les Mirage 2000-9 des EAU ?

Possible et même probable, à moins que d'autres pays soient intéressés par ces appareils (Inde..?), mais rien ne semble vraiment décidé en la matière.

Je me souviens du temps où nous nous équipions de Mirage 2000-5 pour en faciliter l’exportation (Grèce et EAU) ou que, bien avant, nous reprenions les Mirage 5 achetés par les  Israéliens et mis sous embargo par le Général de Gaulle…Ces appareils ont fait une brillante carrière dans l'Armée de l'air, et le 2000-9 (version multirole du Mirage 2000-5) remplacerait avantageusement les 2000 de première génération arrivant  à bout de souffle.


L’Armée de l’air a toujours su faire face à ce genre de situation et n'a jamais été perdante (nous pourrrions profiter des avancées technologiques développées pour l'appareil émirati). Son rôle n’est-il pas aussi d’aider les exportations d’armes de notre industrie de défense ?

Cette bonne nouvelle, si elle se concrétise à l'automne, damerait un peu le pion à l'Eurofighter Typhoon, l’un des principaux rivaux du Rafale sur le marché du Moyen-Orient où Américains et Britanniques règnent habituellement sans partage.

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