10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 11:10

La montée en puissance rapide des flottes de drones pose le problème de la formation des pilotes de ces engins aériens qui nécessitent de solides connaissances aéronautiques, voire une expérience du vol, du décollage à l’atterrissage pour les engins dépourvus de pilotage automatique d’arrivée et de départ (Les drones SIDM Harfang français en sont dotés).

Initialement les pilotes de drones ont été choisis parmi les pilotes de chasse ou les navigateurs de combat, maîtrisant à la fois les questions de navigation et de combat aéroterrestre mais aussi la gestion des passagers du drone : optronique, équipements électroniques et optiques et transmissions.

 

En précurseurs, les Américains ont ouvert des filières spécifiques de formation pour ces pilotes au sol, les yeux rivés sur un écran d’ordinateur, interface avec l’engin (Predator et Reaper) qu’ils sont chargés de piloter et de gérer dans un théâtre d’opération complexe.

Deux filières de formation de pilote de drone de l’US Air Force sont ouvertes.

La filière principale comporte un entraînement initial classique de pilote de chasse à 185 heures de vol, sur avion à hélice puis sur jet T-38 Talon, et un cours spécifique sur les drones (pilotage, conception, opération interarmées, capteurs…) avec une phase pratique finale en unité de drones.

Une filière moins gourmande en heures de vol, créée début 2009, ne comporte que quelques heures sur avion léger, jusqu’au lâché en solo pour acquérir le sens de l’air, et une qualification de vol aux instruments sur simulateur de vol, avant de suivre le cours spécifique précédent et sa phase applicative. Cette filière expérimentale de dix mois, plus courte et moins coûteuse que la précédente, permettrait d’appliquer des normes médicales moins draconiennes (vue) que celles des pilotes de chasse au moment de la sélection, si elle est définitivement validée.

 

Notre Armée de l’air a sept « opérateurs de vol », comme pilotes de drones, tous navigants issus de la chasse et volontaires. Trois sont pilotes de chasse et quatre des NOSA, navigateurs officiers systèmes d’arme, sur Mirage 2000N et D.

 

Pensez-vous que les drones puissent chasser les pilotes des cockpits?


drone arméCette question vient en tête, en lisant les lignes précédentes, mais gardons-nous de répondre trop vite par oui ou par non, car les choses ne sont pas si simples.Si les drones armés de missiles et de bombes comme le Predator américain opèrent déjà en attaque au sol depuis des années,  les UCAV, drones capables de combat aérien, posent des défis technologiques difficiles à résoudre. De plus, ils doivent avoir une réactivité en vol que seuls les avions pilotés ont vraiment. C'est pourquoi leur emploi serait plutôt d'accompagner les avions de chasse qui les guideraient dans leur combat. La guerre aérienne ne sera jamais confiée uniquement à des robots !

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Published by Richard FEESER - dans Drones
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Il avait ce défaut commun je crois à nombre d'aviateurs, et qui devient chez eux une déformation professionnelle:

"La vie ne prenait pour lui sa parfaite saveur que risquée"

André Gide à propos d'Antoine de Saint Exupéry

 

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