Quelques minutes de vol ont suffi, ce 15 janvier 2009, à 150 passagers et 5 membres d'équipage,pour se retrouver flottant sur les ailes d'un Airbus A 320, abattu en plein vol à 4000 pieds d'altitude, vers15 heures, par une escadrille d'oiseaux New Yorkais. Il a fallu des nerfs d'acier à l'équipage pour faire face à l'extinction complète des deux moteurs occasionnée par l'ingestion de ces imprudents volatiles par les entrées d'air, alors que l'appareil venait à peine de décoller de l'aéroport de La Guardia. L'avion transformé en planeur a dû être guidé vers la rivière Hudson pour un amerrissage en douceur, a plus de 200 kilomètres par heure quand même...
Les qualités du pilote, Chesley B. Sullenberger, âgé de 56 ans, ancien pilote de chasse sur F4 Phantom, et donc préparé aux situations extrêmes dans l'US Air Force, lui ont permis de vite réagir et de réussir parfaitement une manoeuvre délicate. Il mérite toute notre admiration (chapeau aussi à tout l'équipage qui a montré professionnalisme et sang froid à cette occasion).


Sans vouloir tirer gloriole de cet incroyable dénouement, qui au passage souligne aussi la robustesse de l'Airbus A 320, félicitons nous d'appartenir à la grande famille des pilotes de chasse. Même si un pilote d'origine purement civile aurait peut-être fait aussi bien, il y a fort à penser que l'expérience et la formation militaire sans concessions de cet ancien pilote militaire ont été un plus incontestable dans ce Happy end. 
Quand je pense à tous les nez tordus qu'on rencontrait, il y a pas si longtemps encore, lorsqu'ancien pilote de chasse on cherchait à se reconvertir en pilote de ligne... "Pas le même métier, pas assez, trop...repasser les qualifs, la théorie et la pratique...!" nous était-il dit, en nous renvoyant à nos chères études. (Aujourd'hui la situation est un peu différente)  


Et si cet accident donnait l'idée de développer une nouvelle version de l'A320 ?





...moins de chance pour l'hélicoptère Cougar français de l'armée de terre qui s'est écrasé de nuit, en mer, juste après un décollage depuis le TCD La Foudre.

Mon expérience de pilote de chasse, mais aussi d'Hélico, me pousse à penser que la transition entre une phase de vol à vue, au départ du bateau, à une phase de vol aux instruments, par nuit noire, est toujours extrêmement difficile à négocier et pourrait avoir eue un effet sur cet accident, meurtrissant nos camarades de l'ALAT et du 13ème RDP...   

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