Les anciens de la promotion 1968, René Bigand, de l’École de l’air, ont été très heureux de se retrouver au cœur même de la belle ville de Salon de Provence, les 19 et 20 septembre 2008.

 

Trois généreux camarades de cette promotion d’élite (Jean François, Serge et Bernard ) avaient élaboré un beau programme aux multiples temps forts, suivi comme un seul homme par les nombreux anciens élèves présents, ainsi que leurs épouses ravies d’être là.

Venus des quatre coins de France et de beaucoup plus loin (Australie, Tahiti, Algérie, Arabie Saoudite, Nouvelle Calédonie…) les membres de la promotion, dispersée depuis si longtemps, se retrouvèrent dans les rires et les embrassades fraternelles, sous un soleil radieux donnant tout son éclat à cette véritable fête.

« Mais qui se cache derrière cette moustache poivre et sel ou ces lunettes rieuses ? » se sont-ils parfois demandés, avant de reconnaître un copain de chambrée, même voisin de lit, un partenaire au club d’aéromodélisme ou un coéquipier au rugby (sport roi en 1968), quarante ans plus tôt. Pour perturber les moins physionomistes, de sympathiques bedaines et cheveux blancs sur fronts dégarnis accompagnaient des ridules joyeuses témoignant de si belles vies, tous corps confondus, PN, Mécaniciens, et Commissaires. Pour leur plus grand plaisir, Ali , perdu de vue depuis la sortie du Piège, avait fait le voyage, et leur brigadier Maurice et son épouse étaient fidèles au rendez-vous.

Après la messe à la chapelle de l’école, une émouvante cérémonie à la salle des marbres en souvenir de leurs chers disparus (sous le regard attendri de quelques aspirants), et l’exposé très complet du général  commandant l’école, le déjeuner du premier jour laissa place aux échanges d’anecdotes soulignant une belle cohésion, en présence du général Saint Cricq et de son épouse, ancien commandant de l’école. Puis, ils visitèrent le bâtiment Testard aux chambres rénovées, où quelques élèves et cadres leur firent bon accueil, dont certains élèves américains en échange.

On évoquait ici et là, « Tu te souviens… ? », les belles heures d’une jeunesse si bien vécue dans le vent des hélices où les « bombes soufflantes » et les « tenues bibendum » furent leurs premiers combats d’aviateurs voués aux filets d’air sous tous les cieux du monde.

Après avoir admiré l’étonnant mur d’images des Baux de Provence, dans la meilleure ambiance qui soit, la première journée se termina tard à Pelissanne, dans un restaurant plus animé que jamais, pour relire le temps passé, parfois photos en main, celles des enfants et des petits-enfants...

La seconde journée fut plus touristique, du côté de la Fare-les-oliviers, pour visiter une ferme de production d’huile d’olives et faire quelques dégustations et des achats de produits locaux, avant un dernier repas convivial.

 

Ces belles heures chaleureuses et provençales, pleines de solidarité et d’amitiés, passées en commun, posèrent la question de la date des prochaines retrouvailles, dans cinq ans peut-être, à Alger la Blanche, comme le proposaient certains avant de partir dans un concert de klaxons d’adieu.

 

Ils se séparèrent comblés que leur belle amitié de Piégeards, venue de si loin, soit toujours aussi vivante et forte, comme leur chère école qui les avait si bien accueillis.

Retour à l'accueil