Désormais le CEMAA (Chef d’état-major de l’armée de l’air) est le conseiller Air du CEMA (Chef d’état-major des armées).

 

Pour suivre la volonté du ministre qui souhaite le recentrage des différentes armées (Terre, Air, Mer) sur leur métier, il propose principalement d’optimiser fonctionnement et synergie interarmées par un partage des responsabilités en fonction du milieu d’évolution : liquide, solide, gazeux… (Tout ce qui vole serait-il alors dans l’Armée de l’air ? Y compris les hélicoptères?)

L'Armée de l'air pourrait aussi devenir, selon lui, une "Armée de l'air et de l'espace", récupérant toute la dimension spatiale (observation, communications, etc) de la Défense... (et la volonté du gouvernement est de faire un effort important dans le domaine du renseignement d'origine spatiale)

Il souhaite aussi maintenir un certain cap vers cette "agilité", fameux terme introduit par les Anglo-saxons pour désigner les qualités nécessaires à l’aviateur de demain, consistant à savoir penser de manière originale dans l’incertitude et la tension, tout en restant fidèle à ses valeurs... 

Comme responsable de la préparation au combat des forces aériennes, et de leur soutien organique, il est aussi acteur de leur transformation actuelle qui verra :

 

Moins d’avions de chasse en première ligne

Seulement 300 avions de chasse de type Rafale (donc Rafale et Mirage-2000D rénovés), y compris les avions embarqués de l’Aéronavale (entre 40 et 60) et ceux de la composante nucléaire (40 soit deux escadrons), devraient équiper à terme les unités aériennes.

Ces appareils très performants et polyvalents, capables de mener à bien toute mission offensive ou défensive, tout-temps, air-air ou air-sol, s’assureront d'un avantage décisif, ne laissant aucune chance à l’adversaire.

Qualité donc, plus que quantité !


 

Plus de drones

Le développement d'une composante pilotée à distance (drones SIDM, Euromale...) est en cours.  Les drones MALE (moyenne altitude et longue distance) voués à la reconnaissance et à l'observation préfigureront l'entrée en service de drones de combat à l'horizon 2020. 

 

De nouveaux avions ravitailleurs et de transport

14 ravitailleurs MRTT Airbus seraient nécessaires pour remplacer  les vieux Boeing C-135 vieux de plus de 45 ans  

70 avions de transport A-400M (les premiers en 2009...) prendront la relève des antiques Transall C-160
 

Modernisation du réseau d'alerte et de détection par l'acquisition de radars transhorizon et de moyens spatiaux...

 

Moins de bases aériennes et de personnels

Les implantations AIR, déja en forte réduction (52 en 1995, 37 en 2008), seront encore moins nombreuses dans le futur (Autour de 25 bases aériennes). La liste des bases aériennes à fermer pourrait comprendre Cambrai, Colmar, Reims, Toulouse, Brétigny, Taverny... Elles auraient éventuellement une vocation interarmées dans le cadre de la rationalisation et de la mutualisation des soutiens déjà amorcées.

De leur côté les personnels spécialisés seront réduits et adaptés au nouveau format.
L'état-major de l'armée de l'air travaille sur des plans visant à supprimer environ 15000 emplois dans les sept à dix ans.  Les effectifs de l'armée de l'air sont actuellement de 65000 (dont 5000 civils) et tomberont à 50000. Il s'agirait donc d'une réduction de format de l'ordre de 25%.


 Moins de pouvoir, et moins de moyens ! Et mes croquettes alors ? Dur Dur d'être aviateur !

Un lien intéressant vers le programme Rafale 
http://www.aviation-francaise.com/PROGRAMME-RAFALE.htm#

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