Les drones (engins volants sans pilote) représentent une solution intéressante pour les missions aériennes, dans lesquelles la présence d'équipage à bord n'apporte pas de plus-value significative, ou au cours desquelles le niveau de risque est très élevé.

Par leurs particularités, permanence, endurance, rayon d'action, réactivité, discrétion, polyvalence et souplesse d’emploi, les drones apportent de nouvelles possibilités renforçant les capacités des aéronefs modernes (On aura toujours besoin d’aéronefs… restons calmes !)

Les perspectives technologiques conduiront bientôt à élargir le domaine actuel  d'utilisation des drones, l' observation du champ de bataille, en complétant, voire en remplaçant aéronefs et satellites. Les missions militaires, pouvant être confiées aux drones, seront alors de trois types :

La surveillance et le renseignement : La variété des capteurs utilisés permet de recueillir plusieurs types d'informations, restituées sous forme d'images, d'origine électro-optique ou électromagnétique et ce, en temps réel, sur terre et sur mer, depuis l'espace aérien, à toutes altitudes, et à des distances pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres. Le temps d’opération sur la zone d'intérêt peut être de longue durée.

Le soutien au combat : Désignation d’objectif par illumination laser, relais de télécommunication en altitude, brouillage, transport léger…

Le combat : L'emploi de drones à hautes performances, spécifiquement conçus pour le combat, et donc armés, est envisagé au sein de véritables systèmes de combat mixtes, aux côtés d’avions de chasse, sous leur contrôle ou celui d’un PC volant. Divers concepts d'emploi sont étudiés, tels que l'attaque d'objectifs fixes ou mobiles (neutralisation des moyens sol-air adverses...)


Pour être plus complet, ajoutons que les drones d’observation intéressent beaucoup les civils (police...) et que le coût de ces aérodynes sans pilote est aussi celui du segment sol (transmission, pilotage, recueil du renseignement, lancement, entretien…) et du personnel au sol chargé de le mettre en œuvre (et oui, toujours la main de l’homme au final !).

Enfin, la gestion de l’espace aérien où évolueraient de tels engins ne sera pas chose facile. Lors de la réunion des directeurs nationaux d’armement tenue le mercredi 17 juin 2009 au salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, la France l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suède ont mandaté l’agence européenne de défense (AED) pour le lancement du programme MIDCAS (mid-air collision avoidance system) qui permettra à terme aux drones d’évoluer dans l’espace aérien général, ouvert aux autres aéronefs.


En matière d’innovation, le SIDM de l'armée de l'air, dont la photo qui figure ci-dessous a été prise lors de son premier engagement opérationnel en Afghanistan en février 2009, constitue une prouesse technologique. Propulsé par un moteur à hélice, l’engin peut être maintenu dans les airs pendant 24 heures, à une altitude de 7000 mètres. Son principal atout est de pouvoir transmettre en temps réel par satellite les images captée, aussi bien aux décideurs qu’aux combattants. La polyvalence des capteurs, optiques, infrarouges et radars, permettent au drone d’assurer sa mission quelle que soit la nébulosité, de jour comme de nuit.



 
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