Voici un petit historique de l’aviation de chasse du premier réacteur à nos jours… 
 

Tout commence en 1950 au Centre de transformation sur avions à réaction (CTAR) où les fiers, enthousiastes, et heureux jeunes pilotes, découvrent le Vampire I de construction britannique. Bipoutre, aux lignes pures, élégant et simple (ni siège éjectable, ni rallumage en vol, ni anti-g, ni casque), il donne désormais accès aux hautes altitudes (12000 mètres) où il règne sans partage. Facile et agréable à piloter, il « glisse dans l’air » malgré des performances encore modestes.

Après un mois de transformation au CTAR de Mont-de-Marsan, les pilotes rejoignent les escadres de chasse et le Vampire V plus performant. Une activité aérienne intense et variée, aux nombreux points d’orgue valorisant les chasseurs aux yeux du grand public (défilés massifs, patrouilles acrobatiques, courses, chizes…), permet de former ces pilotes dont on emménage le rythme de vie et les menus PN (personnel navigant). Les jeunes équipiers suivent en silence sans rechigner, les anciens accèdent au brevet de chef de patrouille après de dures épreuves jugées par l’Inspecteur de la chasse ou le commandant d’escadre. Campagnes de tir, exercices et manœuvres, entraînements au combat, se suivent jusqu’aux limites, de jour, contraints par les conditions météo et les guidages d’approche dépourvus de radars.

Au milieu des années cinquante, avec la montée en puissance de l’Otan, l’aviation de chasse atteint un maximum de 850 appareils à réaction en ligne, grâce au Plan de développement quinquennal de l’aéronautique et au Plan d’Aide Mutuel américain. Certaines escadres tactiques s’équipent d’avions américains (F-84, F-86, F-100) tandis que d’autres voient arriver l’Ouragan. Des bases Otan sont créées, d’autres modernisées, les pistes allongées ; les effectifs de l’Armée de l’air sont doublés pour atteindre 140 000 hommes. Se pose rapidement les problèmes d’encadrement des unités de chasse nouvellement créées, et de sécurité des vols liés à la conception des machines et aux manquements des pilotes. Les formations de combat évoluent en fonction des enseignements de la guerre de Corée.

Simultanément la guerre d’Algérie voit se constituer des escadrilles de T-6, de Mistral et de Skyraider que nos brillants chasseurs arment pour de courts détachements d’un an ou plus. Hors les Mistral peu de réacteurs participeront régulièrement aux combats en Algérie ou de façon très épisodiques. La chasse "légère" est armée de SIPAA puis de T6, et la "lourde" de Mistral et de Corsairs et B26.

À partir de 1955, les avions de chasse à ailes en flèche transsoniques apparaissent et leurs bangs supersoniques si dérangeants (Mystère IV, Vautour, SMB-2, F-100, F-84). Les missions d’assaut et de combat changent avec les capacités des appareils aux gouvernes plus efficaces, aux vitesses et aux rayons d’actions supérieurs. La moitié des escadres sont intégrées à l’Otan et adoptent les règles d’emploi et les procédures de la 4e ATAF (Force tactique alliée). La Défense aérienne, sous commandement national, se modernise à son tour, le système STRIDA d’identification et de guidage radar est lancé en 1959. La « sécurité des vols » est créée en 1954 pour sensibiliser aux risques et prévenir les accidents. Un centre d’entraînement au vol sans visibilité CEVSV sur T-33, où passent tous les pilotes, permet de s’affranchir de plus en plus des mauvaises conditions météo, tandis que les bases aériennes s’équipent de radars de détection et de finale SPAR à partir de 1954.

La menace ayant changée de nature avec le nucléaire, des raids de saturation et des redéploiements de sécurité pour disperser les appareils sont essayés sans succès lors des manœuvres de 1954 et font naître la doctrine Otan de « la riposte massive ». Les unités aériennes doivent désormais pouvoir passer à l’attaque sans délais. L’exercice Rebecca vérifie cette réactivité sans préavis et des missions « équivalentes » aux missions réelles planifiées sont exécutées.

En 1956, les chasseurs et avions de reconnaissance français participent à la crise de Suez parfois sous cocarde israélienne comme ce fut le cas des Mystères IV chargés des bombardements.

À partir de 1957, les économies budgétaires provoquent la réduction du nombre d’appareils en ligne alors que le Mirage III C, premier avion de chasse supersonique tout temps, vient d’être lancé pour équiper les escadres de défense aérienne dont on attend beaucoup.
La création en 1964 d’une force de dissuasion nucléaire dotée de Mirage IV à laquelle sont associés de très près les pilotes de chasse, requiert une surveillance du ciel et une évaluation de la menace dont l’intercepteur Mirage IIIC, capable de Mach 2 jusqu’à 21 km d’altitude est la pièce maîtresse. Dès 1961, Dijon et la 2e escadre de chasse essuient les plâtres de la mise en service de cet appareil remarquable mais aux nombreux problèmes de jeunesse (moteur, radar, train d’atterrissage, rechanges, armes, pilotage, barrières d’arrêt…) et qui devient totalement opérationnel en 1964.

Dans le cadre de l’Otan, l’armement nucléaire tactique américain est confié de 1963 à 1966 à deux escadres de chasse (3e et 11e) sur F-100 Supersabre, basées à Lahr et à Bremgarten en RFA, dix ans avant que ne soit constituée notre composante nucléaire tactique nationale sur Mirage IIIE et Jaguar. Le Mirage IIIC est ainsi le précurseur d’une longue lignée de chasseurs dont le Mirage IIIE est le premier avion totalement polyvalent. Son système de navigation et d’attaque doté d’un radar aux fonctions sol-air et air-air élaborées permet l’interception haute altitude comme la pénétration à très basse altitude tout temps, de jour et de nuit. Les Mirage IIIR, RD (reconnaissance), B, BE (biplace), 5F (air-sol) font aussi partie de la famille et participent à la modernisation du dispositif.

En 1966 la France quitte le commandement intégré de l'OTAN, sous l'impulsion du Général de Gaulle qui souhaite une politique militaire indépendante désormais basée sur la dissuasion nucléaire avec un triptyque de sous-marins lanceurs d'engins, SNLE, missiles sol-sol au plateau d’Albion, escadrons nucléaires tactiques sur Mirage IIIE et Jaguar, et Nucléaires stratégiques sur Mirage IV. Cette force sera progressivement diminuée pour aboutir en 2012 à deux escadrons nucléaires sur Rafale et Mirage 2000 N, et quatre sous-marins lanceurs d'engins.

En 1977, la défense aérienne dispose de moyens de surveillance et de contrôle automatisés, et reçoit en 1983 ses premiers Mirage 2000C, développant progressivement des capacités de tir vers le bas (2000-RDI) puis sur plusieurs cibles (2000-5). La force aérienne tactique, forte de plus de 300 appareils, renforçant notablement les capacités de l’alliance Atlantique vouée à « la réponse flexible », a des capacités reconnues et une large panoplie d’armements et de moyens d’autoprotection. Le ravitaillement en vol donne aux Jaguar et Mirage F1CR et CT l’allonge permettant d’intervenir partout et notamment en Afrique, en particulier au Tchad et en Mauritanie (opérations Tacaud, Lamantin, Manta, Epervier).

L’arrivée des avions SDA Awacs, radars volants, pour gérer et contrôler en vol tout un espace d’opérations, donne sa pleine maturité au couple contrôleur chasseur, en accroissant capacités et domaine d’action.

La famille Mirage 2000 s’agrandit bientôt avec les Mirage 2000N nucléaires et 2000D d’attaque au sol.

La guerre du Golfe en 1991, où nos avions de chasse sont intégrés aux forces aériennes alliés, voit l’armement d’une base aérienne française en Arabie Saoudite, à AL Hasa. Mirage F1CR, Mirage 2000C, Jaguar, en tout une cinquantaine d’appareils agissent chacun dans leur domaine au rythme et dans le cadre plus général d’une planification journalière aérienne de plusieurs milliers de sorties pour libérer le Koweït envahi par les forces Irakiennes de Saddam Hussein en 1990.

Plus tard, dans les années 90, nos appareils participent aux combats de l’Ex-Yougoslavie contre la Serbie, également au Kosovo et en Bosnie. Un Mirage 2000D est abattu par un missile sol-air et l’équipage éjecté tombe entre les mains des forces serbes.

En 2005 l’arrivée en escadron de chasse des premiers Rafale bimoteurs multi rôles, promis à de nombreux standards, ouvre une nouvelle page de l’aviation de chasse que de jeunes et enthousiastes pilotes ne manquent pas d’écrire, en particulier lors de l'affrontement en Libye de mars à novembre 2011. L'avion polyvalent fait alors merveille, décollant même, lors des premières missions, directement de Saint-Dizier avant d'être déployé en Corse puis en Sicile à Sigonella, tandis qu'un détachement de Mirage 2000C se positionne en Crête à Souda. En tout une trentaine d'appareils prennent part aux combats, un moment épaulés par les avions de la Marine décollant du porte-avions Charles de Gaulle. Depuis septembre 2007 les Rafale ont été également déployés en Afghanistan à Kandahar, succédant ou en même temps que 3 Mirage 2000-D arrivés en 2003, et remplacés parfois par des Mirage F1-CR. Des détachements épisodiques de Super Étendard et l'engagement de Rafale Marine depuis le Porte-avions CDG positionné au sud du Pakistan renforceront parfois ce dispositif. Les appareils rentreront définitivement d'Afghanistan le 10 juillet 2012.

En juin 2008, le Livre Blanc sur la Défense redessine les contours de nos forces armées.

Il a pour effet de diminuer le nombre de bases aériennes (fermeture de Colmar, Cambrai, Reims…), et des unités de chasse regroupées sur quelques plateformes.

Fin 2012 la situation était la suivante :

Saint-Dizier : Un escadron de Rafale polyvalent (1/7Provence), un escadron nucléaire de Rafale (1/91Gascogne), un escadron de transformation Rafale air et marine (2/92Aquitaine)

Nancy : Quatre escadrons de Mirage 2000D (1/3Navarre, 2/3Champagne, 3/3Ardenne, 2/7Argonne)

Istres : Un escadron nucléaire de Mirage 2000N (2/4Lafayette)

Mont de Marsan : Un escadron CEAM (5/330Côte d’argent), un escadrons de Rafale (2/30Normandie-Niemen), un escadron de Mirage F1CR (2/33Savoie)

Orange : Un escadron de Mirage 2000C RDI et B intercepteur (2/5île de France)

Luxeuil-les-Bains : Un escadron de Mirage 2000-5 intercepteur (1/2Cigognes)

Djibouti : Un escadron de Mirage 2000C et D (3/11Corse)

Al Dhafra aux EAU : Un escadron Rafale (3/30Lorraine)

Si les escadrons sont en principe dotés de 20 appareils, il n’en est rien pour les unités de transformation (Argonne, Aquitaine), basées à l’étranger (Djibouti, Al Dahfra) ou au CEAM. En 2012, l’armée de l’air devrait avoir 240 avions de chasse en première ligne (en lente diminution avec le départ progressif des plus vieux appareils F1-CT, et la Marine trois flottilles, deux de 12 appareils Rafale et une de super Étendard rénovés (les trois flottilles à 12 avions seront sur Rafale en 2016, date du retrait des Super Étendard)

L'amortissement de la courbe des diminutions devrait aboutir à une dizaine d'escadrons de chasse et trois Flottilles de la Marine ce qui constitue un net recul par rapport aux année 80 où plus de 40 escadrons de chasse, de bombardement et de Flottilles opéraient.

Insistons sur le fait que la disponibilité des appareils est voisine de 50 % ce qui signifie que seule la moitié des avions en ligne est vraiment utilisable.

Notons par ailleurs que les vieux C135 ravitailleurs, qui constituent un élément prépondérant pour les opérations extérieurs devraient être remplacés par des Airbus MRTT d'ici fin 2017.

Notons de plus que le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, le 4 avril 2009, sous l'impulsion du Président Sarkozy, donne à la France de nombreux postes de responsabilités au sein de l'alliance dont certains occupés par des aviateurs comme le poste de numéro 2 de l'Otan à Norfolk, (Allied command transformation) chargé de la doctrine et de la préparation des forces, successivement occupé par plusieurs anciens chef d'état-major de l'armée de l'air, les généraux Abrial à partir de 2009 puis Paloméros en 2012 et son successeur le général Mercier, 3 ans après.

Les avions de chasse participent en plus à la défense aérienne des pays baltes et de l'Islande avec quelques détachements de Mirage 2000 à partir de 2009.

L'arrivée des socialistes à l'Élysée avec le Président François Hollande, en mai 2012, devrait aboutir à un nouveau livre blanc courant 2013 réduisant sans doute encore les moyens de nos armées, les crédits consacrés à la défense approchant désormais les 31 milliards d'euros hors pensions (environ 7). Cette perspective sera atténuée dès la mise en place de la mission de protection sentinelle en métropole suite aux attentats terroristes de 2015, nécessitant de stopper la réduction des effectifs militaires toutes armées confondues. Le nouveau discours du gouvernement sera de viser un budget militaire voisin de 2% du PIB.

Le 13 janvier 2013, quatre appareils Rafale du 1/7 Provence battent le record de durée en vol, dans le cadre des opérations Serval pour libérer le nord du Mali aux mains des salafistes. Décollés de Saint-Dizier et armés d'armements modulaires AASM et de bombes GBU guidées laser, ils traitent plusieurs objectifs près de Gao avant de se poser à N'Djamena après 9 h 41 de vol... Le vol passant par l'ouest du Maroc aura nécessité 5 ravitaillements en vol pour chacun des appareils de la patrouille simple et une belle technicité de la part des équipages qui, au départ de N'Djamena puis de Bamako, vont continuer leurs engagements décisifs sur le Nord Mali. Des Mirage 2000D de Nancy et des F1CR de Mont-de-Marsan viendront leur prêter un temps main forte.

En septembre 2014, à la demande du gouvernement Irakien, l’armée de l’air française s’est engagée aux côtés des forces américaines contre « l’État Islamique » (DAESH) ayant envahi une partie du nord de l’Irak et de la Syrie, grâce à des moyens militaires considérables. Immanence du conflit opposant le régime syrien de Bachard-El-Assad à son opposition radicale depuis plus de trois ans ce « califat islamique » à pavillon noir, revendiquant le jihad, a pour ambition de s’installer dans cette zone pétrolifère au détriment des groupes et religions jugées (chrétiens, chiites…) hostiles occupant ces lieux. Plusieurs patrouilles d’avions Rafale ont décollé de la base d’Al-Dhafra en Abu Dhabi pour des missions de reconnaissance ou d’appui feu au profit des Peshmergas Kurdes engagés au sol à la reconquête de Mossoul (repris en 2016) et d'autres lieux, des Mirage 2000D décollant quant à eux de Jordanie.

Tandis que nos appareils sont engagés sur plusieurs fronts en Afrique et au Moyen Orient, les escadres aériennes sont progressivement recréées pour retrouver une certaine cohérence entre les unités et leurs soutiens. Ainsi la 3e Escadre de Chasse est-elle recréée à Nancy début septembre 2014 après près de 20 ans de mise en sommeil.

Fin 2014 l'armée de l'air mettait en œuvre deux drones Reaper non armés du 1/33 au sahel, à partir de Niamey au Niger, un troisième venant renforcer cette escadrille dès juin 2015, dans le cadre de l'opération Barkhane couvrant l'ensemble de la zone sahélienne et dont le PC est à N'Djamena. Deux autres arrivent début 2017 avec la possibilité pour les pilotes français de décoller et de poser l'appareil, jusque-là guidé vers le sol par un détachement du constructeur.

À la fin de l'année 2014 l'armée de l'air comptait 93 Rafale, 73 Mirage 2000D, 29 Mirage 2000-5, 15 Mirage 2000C et 7 Mirage 2000 Biplaces, enfin 29 Mirage 2000N, tous répartis de la même façon que fin 2012. De son côté la Marine alignait 28 Rafale et une flottille de super Étendard devant être arrêtée en 2016. Hors opérations, la disponibilité moyenne de ces matériels approche les 50%. Rappelons que 48 Rafale version Marine et 180 Rafale air ont été commandés pour un objectif final de 220 appareils (quatre Marine et un air perdus)

En 2015, les unités aériennes continuent à se restructurer en Escadres. Après la 3em escadre de chasse créée en 2014, la 2em escadre de chasse se crée à Luxeuil-les-Bains, la 4em escadre de chasse à Saint-Dizier, la 30em à Mont de Marsan, la 8em à Cazaux, tandis que les unités de missiles sol-air, de ravitaillement en vol (31em), d'Awacs (36em), du transport aérien (61em et 64em), reprennent également les traditions et les noms d’escadres passées. En regroupant les unités volantes et les unités techniques de soutien liées, l'armée de l'air veut retrouver une nouvelle synergie et un niveau de commandement coordonnant l'un avec l'autre. Les avions arborent désormais, comme autrefois, le numéro de l'escadre à laquelle ils appartiennent. Un mouvement général des appellations des unités envoie les traditions du 1/7 à Al Dhafra.

Les opérations aériennes justifient toujours des déploiements de Rafale et de Mirage (Tchad et Niger) dans le cadre de l'opération Barkhane couvrant la zone sahélienne, ainsi qu'en Jordanie (Mirage) et aux Émirats (Rafale) dans la lutte contre DAESH en Irak et en Syrie (opération Chammal).

En 2016 le Rafale trouve ses premiers clients à l'étranger. Qatar, Égypte et Inde vont donc s'équiper progressivement ce qui a pour effet de ralentir le rythme de livraison de cet appareil dans nos forces, même si le constructeur Dassault et ses équipementiers passent de 11 avions par an au double.

La modernisation des Mirage 2000D de Nancy est enfin acquise ce qui permettra notamment de reprendre l'avionique et l’armement, rendant ainsi la perspective de leur retrait moins prégnante.

Côté Marine, les 10 premiers Rafale rétrofités dans les derniers standards permettent le passage au tout Rafale avec le retrait définitif des derniers super Étendard en fin d'année.

La flotte de chasseur au début 2017 est donc homogène en 2000D à Nancy et 2000-5 à Luxeuil-les-Bains, 2000C à Orange et Djibouti et Rafale (Marsan, Saint-Dizier, Al Dhafra, Aéronavale).

 

La situation des escadrons de Chasse de l'armée de l'air est la suivante en 2017:

 

-1/2 Cigognes à Luxeuil-les-Bains au sein de la 2eme Escadre sur Mirage 2000-5

 

Nancy Ochey au sein de la 3eme escadre sur Mirage 2000D:

-1/3 Navarre

-2/3 Champagne

-3/3 Ardennes

- ETD 3/7 Argonne

 

Saint-Dizier sur Rafale au sein de la 4eme escadre

-1/4 Gascogne

- 2/4 Lafayette

- 3/4 Aquitaine (ETR)

 

Orange sur Mirage 2000C

-2/5 Ile de France

 

Al-Dhafra sur Rafale

-1/7 Provence

 

Djibouti Sur Mirage 2000C

-3/11 Corse

 

Cazaux sur Alpha Jet au sein de la 8eme escadre

-1/8 Saintonge (ETO)

- 2/8 Nice (AJeTS)

-3/8 Côte d'or

 

Mont-de-Marsan sur Rafale au sein de la 30eme escadre

-1/30 Côte d'argent

-2/30 Normandie-Niemen

-3/30 Lorraine


 

 

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