14-juiilet.jpgPas de méprise sur la vraie raison de la participation des détachements africains, de nos anciennes colonies subsahariennes, au défilé du 14 juillet 2010, à Paris. Il s’agissait avant tout de saluer les 50 ans de leurs jeunes indépendances et de fêter ce qui nous rassemble, en oubliant un moment ce qui nous divise. Car bien sûr nous aimons cette Afrique qui nous a tant donné et avec laquelle nos relations sont avant tout affaire de passion plus que d’intérêts. Pour tous ceux qui ont eu la chance de survoler l’Afrique en tout sens, comme ce fut mon cas, je peux dire qu’il y a là-bas, en plus de magnifiques paysages, des gens absolument épatants et accueillants, à toutes les escales d’un voyage qu’on aimerait ne jamais devoir finir.

Tous ceux qui parlent de façon négative de cette manifestation militaire, selon eux d’allégeance à l’ancienne puissance coloniale, se trompent. La descente fière et glorieuse, des champs Élysées, des amazones béninoises, suivies de 12 autres détachements africains tout aussi remarquables, rappelait simplement la force de liens scellés par l’histoire, si souvent écrite dans le sang versé de troupes noires auxquelles nous devons notre reconnaissance. De passage à la tête de nos forces au Tchad en 96-97 j’avais eu à cœur de restaurer la maison des anciens combattants de N’Djamena, dont les murs sont peints d’une fresque rappelant la saga de la colonne Leclerc et des tirailleurs Sénégalais qui étaient aussi Tchadiens, Nigériens… Vous comprendrez pourquoi le défilé d’aujourd’hui ne m’a pas laissé tout à fait indifférent, d’autant que le ciel, un temps couvert, a permis à nos appareils, patrouille de France en tête, de faire un magnifique passage, comme un amical salut à ceux qui défilaient au sol, cette fois venus de si loin.

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