120-copie-1.jpgRéunion de la Promotion Le Mans 59-64

 

Les anciens de la promotion 59-64 (Studieux et Joyeux), de L’École Militaire Préparatoire Technique du Mans, ont été très heureux de se retrouver au cœur même de la belle cité sarthoise, les 6 et 7 octobre 2007.

 

Trois généreux camarades de cette promotion (Pierre Quesne, Lucien Legay, Michel Mirjol) avaient élaboré un beau programme aux multiples temps forts, suivi comme un seul homme par les 78 anciens élèves présents.

Venus des quatre coins de France les membres de la promotion, dissoute depuis si longtemps, se retrouvèrent dans les rires et les embrassades fraternelles, sous un soleil radieux donnant tout son éclat à cette véritable fête.

« Mais qui se cache derrière cette moustache poivre et sel ou ces lunettes rieuses ? » se sont-ils parfois demandés, avant de reconnaître un copain de chambrée, même voisin de lit, un partenaire à la musique de l’école ou un coéquipier au handball, quarante ans plus tôt. Pour perturber les moins physionomistes, de sympathiques éléments d’une promotion voisine étaient aussi venus faire le nombre.

Toutes classes confondues, des SA (apprentis) aux TEI (techniciens) jusqu’aux T (voués aux longues études), ils ont visité la vieille ville joliment restaurée, surpris un cortège nuptial au sortir de la cathédrale, parcouru les boulevards à petite vitesse, à bord d’un immense autobus. Les anecdotes échangées, des Jacobins à la gare, en passant par le célèbre jardin des plantes, ont confirmé qu’ils avaient là un passé commun.

Après le cocktail et quelques émouvants témoignages d’anciens cadres et professeurs, suivis d’une reprise à pleine voix du chant des enfants de troupe, le dîner a laissé place à quelques pas de danse où le Madison s’est imposé pour souligner leur réelle cohésion, devant des épouses ravies d’être là.

La première journée s’est terminée tard, certains accrochés à la coupe pétillante du dernier bar ouvert, pour relire le temps passé, photos jaunies en main.

 

La seconde journée, lancée par la sonnerie d’un clairon zélé, fut plus émouvante puisque le quartier Paixhans, aujourd’hui école de gendarmerie, leur ouvrit ses portes vers leurs plus lointains souvenirs d’adolescents enfants de troupe. Les pavés brillants où ils « éclataient » leurs chaussures cloutées, les grands bâtiments du haut desquels ils jetaient des bombes à eau, les escaliers et les parquets de bois mille fois grattés à la paille de fer, les ateliers où l’on poussait « Caroline » (lime), le gymnase où volaient les cris des supporters juchés sur la galerie métallique mise en résonance, les réfectoires aux bacs huileux de frites et témoins de tant de « grèves de la faim », le sinistre salon de coiffure (court devant, ras derrière !) l’infirmerie aux redoutables vaccinations en jeûne et douleurs, tout était là sous leurs yeux, ravis que le temps n’ait pas effacé toutes leurs traces. Une messe où la longue liste des disparus a été citée, suivie d’un dépôt de gerbes au monument aux morts avec le concours de la musique d’un des leurs, avait couronné ce retour au source, achevé au petit musée gravé de la belle devise de leur ancienne école : Instruits, Droits, Adroits !

 

Ces belles heures chaleureuses, pleines de solidarité, posent déjà la question de la date d’une prochaine rencontre, dans trois ou quatre ans, près de Vittel disent certains, soucieux de prendre le relais : « Vite que l’on s’attroupe… »

 

Ils se séparèrent radieux que leur belle amitié soit toujours aussi vivante et forte.

 

L’un des leurs, Richard Feeser


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