Mardi 8 février 2011
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Comme tous les ans, l'association des écrivains combattants, à laquelle j'ai l'honneu
r d'appartenir, a décerné le prix Roland-Dorgelès à deux
journalistes Radio et TV reconnus pour leurs compétences et leur engagement dans la défense de notre belle langue française.
Cette année Mireille Dumas et Nicolas Poincaré (descendant d'un Henri mathématicien très célèbre) ont été sacrés au ministère de la culture en présence du ministre
Frédéric Mitterand et de nombreuses célébrités médiatiques que vous retrouverez dans l'album photos joint.
Par Richard FEESER
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Vendredi 4 février 2011
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22:00
Les critiques vont bon train sur l’opération menée par nos forces spéciales contre les preneurs d’otages de Niamey au Niger.
Un député UMP ancien militaire (17 ans de service dans l’armée de terre) est « très réservé quant à la façon dont la récente prise d'otages français à Niamey a été traitée. Il ne s'agit naturellement pas de briser
la nécessaire union nationale contre le terrorisme, mais ceux qui ont donné l'ordre d'intervention devraient en tirer les enseignements afin de mieux réagir à l'avenir. En effet, c'est à la
chance que l'on doit de ne pas avoir subi des dégâts plus importants encore. Gardons-nous de reproduire à l'avenir ce genre d'expédition insuffisamment mûrie". disant de plus "Je n'ai pas mis en cause nos forces armées. Mon interpellation concernait ceux
qui ont déclenché l'intervention".
Je suis certain que ce député, ancien pilote d’hélicoptère, aurait eu un tout autre discours s’il avait été aux commandes de l’un des appareils
des forces spéciales chargées de stopper la fuite des ravisseurs. Il aurait alors salué la rapidité de réaction de nos forces et aussi apprécié que les donneurs d’ordres politiques aient pris
toutes leurs responsabilités avant et après l’opération, ce qui rendra la tâche des preneurs d’otages désormais beaucoup plus compliquée. La polémique politicienne qu’il ravive ne rendra pas la
vie à nos deux jeunes compatriotes ni aux trois gendarmes nigériens tués dans l’accrochage, mais elle gomme les risques pris par nos militaires et la louable détermination de nos dirigeants à ne
plus jamais laisser faire.
Ne doutons pas que ce message clair et net sera reçu cinq sur cinq par les velléitaires preneurs d’otages et que nos deux jeunes et les gendarmes
ne sont pas morts pour rien.
Par Richard FEESER
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Mercredi 26 janvier 2011
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15:11
Le moral de nos aviateurs est solide en dépit de la forte
pression des réformes en cours et à venir…
Ouf !
Les résultats de l’Armée de l’air en opérations confirment son
excellence…
Super !
La dimension interarmées, interministérielle et internationale
de la puissance aérienne dépasse les clivages circonstanciels ou de principe…
Bravo !
Voilà qui vient d’être très joliment dit par un haut responsable de l’Armée de l’air, et réconforte
l’ancien pilote de chasse que je suis, mais faut-il oublier que notre Armée de l’air souffre en se préparant aux terribles exigences de demain ? (les autres armées aussi…)
.................15000 aviateurs de moins dans les quatre prochaines années, soit le quart des
effectifs, 1/3 des avions de chasse mis à la casse, et la fermeture d’une douzaine de bases aériennes...
Une vraie saignée qui laisse à penser que la crise (disons même la guerre) économique fait beaucoup plus
de dégâts que le feu des armes…
Par Richard FEESER
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Lundi 24 janvier 2011
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16:01
Passant sur le boulevard périphérique, à côté de Balard, qui devrait bientôt regrouper tous nos états-majors dans un gigantesque
« Balardgone », j’ai remarqué que la grande tour vitrée, où j’allais jadis prendre une douche après mon footing matinal, avait déjà bien grandi et presque doublé de volume tandis que la
parcelle B, autrefois dépôt des cars de l’autre côté de la route, était désormais en travaux et cernée d’une haute clôture. Tout ce qui se fait de plus puissant pour le commandement de nos armées
sera bientôt là, dans un remake de pentagone à la française, au nom de cohérence et d’économie.
En passant, je me suis dit aussi que les directions et les commandements d’armées seront bientôt si imbriqués les uns aux autres
qu’on pensera certainement à banaliser progressivement les structures de commandement propres à chacune d’elles, en réduisant fortement puis en supprimant carrément leurs états-majors respectifs,
et pourquoi par leurs chefs d’état-major. Même si la diminution des personnels des différents états-majors est en cours, j’espère que chaque armée gardera encore longtemps un général cinq étoiles
à sa tête, pour éviter de transformer nos armées, Terre, Mer et AIR, en de simples composantes de forces, avec des administrateurs civils à la tête des grandes directions de
soutien...
A ce sujet, souvenons-nous de la tentative canadienne d’en faire autant, il y a quelques années, en fondant aviateurs, marins et
terriens, dans la même entité, tous portant le même uniforme, avant de faire machine arrière pour redonner à chacun sa véritable identité et retrouver dynamique de groupe et efficacité.
Souvenons-nous aussi de tout le mal qu’a eu l’armée de l’air pour exister comme telle, avec ses spécificités et ses différences, pour le plus grand bien de nos forces, et combien il serait
stupide et mal venu de faire un désastreux retour en arrière.
Par Richard FEESER
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Jeudi 13 janvier 2011
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11:05
Le Collège interarmées de Défense, crée en 1993, retrouvera son ancienne appellation d’École de Guerre le 21 janvier prochain. La promotion présente sera baptisée « Général de
Gaulle ».
Je me félicite de ce retour en arrière qui permettra au commun des mortels de mieux reconnaître
cette école et de comprendre ses missions de formations interarmées et internationales au profit de notre élite militaire. Ceci ne remet pas en cause le virage décisif pris par cette institution
au moment de sa création, à la demande du ministre Pierre Joxe, en regroupant dans une même entité les stagiaires des précédentes écoles de guerre, air, terre et Marine, ainsi que des officier
des services et de la gendarmerie, qui ne vivaient alors qu’une très courte phase d’étude en commun au CSI (cours supérieur interarmées).Le changement de nom, finalement assez symbolique,
n’empêchera pas l’évolution permanente de cette école de haut niveau dans la réalité d’un monde en crise, pour que les futurs grands chefs de nos armées soient prêts à relever tous les
défis.
J’ai été stagiaire de la 45e promotion de l’école de guerre AIR en 1987, cadre au CSI
en 1991 et au CID de1997 à 2000, c’est pourquoi cette heureuse nouvelle me touche particulièrement.
Par Richard FEESER
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Mardi 4 janvier 2011
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10:07
Certains arrivent d’autres partent !
Le Prestigieux et célébrissime Harrier vient de tirer sa révérence après 41 ans de service au sein de la RAF et de la
Navy britanniques. Engagé dans tous les conflits, jusqu’à celui d’Afghanistan, on se souvient de sa mémorable participation à la crise des Malouines. J’ai personnellement un souvenir très précis
de cet appareil sur lequel j’ai eu la chance de voler en 1976, sur la base de Wildenrath, une base aérienne située en Allemagne près de Münchengladbach, et sur laquelle stationnait un escadron de
Harrier (4th squadron - in futurum videre), de RAF Germany (Royal Air Force en Allemagne). C’était une unité de
reconnaissance particulière, car son appareil à décollage vertical offrait des possibilités inconnues de nos propres chasseurs de l’époque (Mirage III, Phantom, Fiat G91...)
Atterrir à la verticale, après une arrivée au break à 450kts (830km/h), décoller très court, collé au baquet par la forte
accélération, faire du vol stationnaire comme un hélicoptère, laissait rêveur. Le long briefing de sécurité, abordant les pannes en phase critique de vol (atterrissage et décollage), ne gâchait
pas le plaisir de découvrir ce fabuleux engin, assis sur un siège éjectable 0-0 (permettant de s’éjecter au sol, à l’arrêt). Même si ses capacités hors normes avaient des limites, elles
permettaient d’opérer sur des plateformes sommaires, à peu près n’importe où, et donnaient un jour nouveau aux opérations aériennes tactiques de cette époque.
Le J-20 chinois vient de sortir du hangar dans lequel il était discrètement caché jusque-là. Visitant une base aérienne
chinoise dans les années 90, j’avais pu apercevoir de loin ce prototype dont on disait le plus grand bien, même si ses véritables capacités restaient secrètes. Si ses formes rappellent celles du
Raptor américain et du dernier proto russe, il reste à découvrir ses caractéristiques réelles dont certains pensent qu’elles seraient plus celles d’un bombardier que d’un pur intercepteur.
Par Richard FEESER
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Mardi 28 décembre 2010
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20:32
Il va de soi que la commande de drones Predator américains (décision en février 2011, en principe…)
donnerait un réel et véritable élan à un secteur de notre défense trop longtemps négligé, et qui faute de mieux bataille encore avec des drones Harfang qui n’ont d’autres problèmes que d’être une petite production d’industriels compétents, mais qui ont tous les défauts des très petites séries forcément
transitoires, voués à évoluer rapidement, et dont l’après-vente hypothétique rend le maintien en condition opérationnelle de plus en plus difficile et de plus en plus coûteux. Incontestablement,
ces engins bien équipés et performants auront permis à l’Armée de l’air de franchir le pas des drones MALE (…par certains côtés une vraie barrière psychologique) et de familiariser les personnels
à leur utilisation. Mais il faut maintenant passer à l’étape suivante, même si les industriels français ne verraient pas d’un très bon œil qu’on les prive d’un marché (au moins d’une partie de
celui-ci) sur lequel ils ne sont pas encore présents, faute d’avoir tardés à s’y intéresser.
Soyons clairs, nos Harfang actuellement
déployés en Afghanistan, à Bagram, attendent et méritent une heureuse et rapide descendance en nombre (des centaines de drones opèrent dans le ciel afghan…), bénéficiant des toutes dernières
technologies, et pouvant effectuer toutes les missions données aux drones armés ou pas.
Le nouveau Ministre de la défense qui vient de visiter la base de Bagram en Afghanistan ne
semble pas penser le contraire quand il dit aux aviateurs présents : « Sachez que nous serons soucieux de vous doter sur la durée des équipements qui conviennent... »
Je profite de ce post de fin d’année pour présenter mes meilleurs vœux 2011 à tous
mes lecteurs et dire aux aviateurs, chasseurs ou pas, qui sont engagés sur le terrain, en Afghanistan et ailleurs, que nous sommes à leurs côtés, et toute la fierté que nous inspire leurs combats
courageux.
Par Richard FEESER
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Jeudi 23 décembre 2010
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Pendant que les routes d'Ile de France et du Nord recoivent leur troisième attaque neigeuse, et que les services spécialisés ont toutes les peines du monde à les dégager, les
pistes de l'armée de l'air snobent la froidure grâce au soutien vigoureux des "thermosoufflantes" qui soufflent de l'air chaud sur neige et glace. Rien ne résiste à ces grosses bêtes qui tiennent
leur énergie d'un réacteur ATAR (débarqué d'un feu Mirage III) chargé de transformer le pétrole dont il se gave en air chaud. Parfois quelques gouttes de Frigol (à user avec détermination mais
soucis d'économie) viennent aider aussi les pistes à ne pas se couvrir d'un dangereux verglas.
Autant dire que la chasse (les ailes des appareils sont dégivrées au glycol avant tout décollage) ne sera jamais clouée au sol par ces intempéries qui désorganisent
actuellement une grande partie de notre belle France.
Par Richard FEESER
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Publié dans : Armée de l'air
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