Les évènements récents et la forte menace terroriste nous obligent certainement à repenser la défense opérationnelle du territoire et la liste des points sensibles nationaux à défendre absolument, auxquels désormais s’ajoutent les sites internet et tous les éléments susceptibles de subir une cyberattaque. Ils nécessiteront soit une garde physique, soit une surveillance à distance et des moyens de contre-attaque informatique, soit un renforcement de la défense passive en durcissant clôture et moyen d’alerte et de surveillance, soit même parfois les trois en même temps.

La montée en puissance de nos moyens défensifs faisant passer de 3000 à 10000 hommes les troupes chargées de la protection du territoire national, dans le cadre du plan Vigi Pirate, pose la question de nos réelles capacités à faire durer ce lourd dispositif dans un contexte de réduction généralisée des effectifs de nos armées, et d’un fort engagement militaire hors de nos frontières pour contrer la menace Islamiste. Sans doute le renfort indispensable des forces de sécurité, de police, et de gendarmerie, pourra puiser dans les faibles réserves existantes mais aussi faire appel à des sociétés de gardiennage spécialisées, à moins que l’idée de remettre en vigueur une forme de service militaire ou de service civique aménagé ne revienne dans les esprits. À cela s’ajoute que tous les citoyens doivent se sentir concernés comme sentinelle de la République en prévenant les services de police de toute anomalie constatée.

La Défense nationale est globale et se durcit. À la permanence de la Défense aérienne, toujours indispensable, s’ajoute désormais la permanence accrue de la défense terrestre. L’une et l’autre sont indissociables et vont imposer des choix politiques et financiers urgents remettant les forces armées au centre du débat.

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