BPC ou pas BPC (bâtiment de projection et de commandement) ? On livre ou on ne livre pas le Vladivostok aux Russes?

En écoutant les commentaires très avisés et nombreux sur cette question, qui lient de moins en moins la livraison de ce bateau à la crise Ukrainienne, je commence à croire que peu armé, et plutôt de transport que de combat, il doit rester à sa place dans le commerce d’armement plutôt que d’être un enjeu diplomatique et un moyen de pression totalement inefficace, au dire des spécialistes, sur la politique de Vladimir Poutine. Il faut donc lui ouvrir la route vers son nouveau port d’attache et honorer notre contrat avec les Russes en sauvegardant du même coup des emplois aux chantiers navals où se construit son sistership, le Sébastopol. Au passage nos alliés de l’Otan de langue anglaise, qui froncent les sourcils quand on évoque la prochaine livraison du premier BPC, continuent à honorer discrètement leurs contrats d’armement, y compris ceux signés avec les Russes.

Ce jour, 21 novembre 2014, c'est au tour du Sébastopol de prendre la mer, comme une deuxième épine dans le pied de nos dirigeants qui ne savent pas que faire de ces mastodontes inoffensifs pour l'instant voués à faire des ronds dans l'eau.

Le 5 août 2015 est annoncé un accord définitif signé entre Français et Russes pour la non livraison des deux bâtiments et le remboursement des avances russes et des frais occasionnés. Le Président Hollande affirme que ces bateaux seront revendus sans bourse déliée pour les contribuables français...

Fin septembre, Le CAIRE annonce vouloir acheter rapidement ces deux bateaux pour la somme de 980 millions d'euros, qui devraient être en grande partie payés par L'Arabie Saoudite. Les bateaux seront positionnés en Méditerranée et en Mer Rouge, aux deux extrémités du canal de Suez qui vient d'être modernisé.

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