Premières frappes en Irak

Nos Rafale ont décollé ce matin de la base d'Al Dhafra à Abu-Dhabi pour attaquer un dépôt logistique de l'Etat Islamiste au nord-est de l'Irak, près de Mossoul. Cette première action réussie, avec des bombes guidées laser, en préfigure certainement beaucoup d'autres sur une période qui risque d'être longue et qui mettra à rude épreuve nos ravitailleurs C135, plus que jamais à bout de souffle, et indispensables pour ces missions compte tenu de la distance du théâtre d'opération (1700 km).

Il y a là une réelle incohérence entre la volonté de s'engager aux côté des États-Unis et des alliés pour le bien et la lutte antiterroriste et la réduction actuelle de nos budgets militaires altérant gravement nos capacités d'action. Ces premières missions d'attaque reposent avec insistance la question cruciale de nos réelles capacités à durer dans un engagement qui pourrait bien rapidement être au-dessus de nos moyens. Il faut se souvenir que l'ouverture de ce nouveau théâtre d'opération lointain arrive alors que nos forces aériennes sont déjà impliquées lourdement en Afrique subsaharienne où la situation est loin d'être stabilisée.

Vient aussi en tête la question Libyenne gagnée au plan aérien, mais dont les suites n'ont pas été maîtrisées faute d'avoir négligé la finalité terrestre de tout engagement. Même s' il n'est pas question de mettre à contribution nos forces terrestres, sauf sans doute certaines forces spéciales capables de guider les frappes aériennes sur des objectifs plus mobiles, la bataille au sol menées par les Peshmergas kurdes doit être vivement soutenue, car elle sera déterminante dans l'issue du conflit.

Avoir la volonté d'agir c'est bien mais se donner les moyens de le faire c'est beaucoup mieux.

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