Frappes en Syrie...

La nuit dernière, à la surprise générale, l'aviation alliée a traité massivement plusieurs objectifs sur les bases arrières de l’État Islamiste et d'Al Qaïda en Syrie, dans le région de Racca et d'Alep. Une première puisque plusieurs pays arabes ont participé aux côtés des États-Unis à cet engagement mettant en œuvre des avions de chasse, des ravitailleurs, des Awacs, mais aussi des missiles de croisière Tomahawk. Au rang des Nations contributrices on peut citer les Émirats Arabes Unis, Bahreïn, l'Arabie Saoudite, le Koweït, le Qatar et la Jordanie. Cette mission internationale, coordonnée par le centre de commandement américain sur zone, constitue une première puisqu'il a fallu sans doute prévenir, sinon obtenir l'accord du gouvernement syrien de Bachar El-Assad que l'on menaçait il n'y a pas si longtemps de frappes de rétorsion aérienne dans sa guerre contre ses opposants. Historiquement, ce n'est pas la première fois que les pays arabes frappent d'autres pays arabes, puisque ça avait été le cas en Libye par les EAU, mais jamais leur détermination n'avait été aussi grande et les pays concernés aussi nombreux. Si cette montée en puissance des frappes aérienne correspond à un durcissement de la politique souhaitée par le président américain, elle marque aussi un virage important des dirigeants arabes pour mettre à mal ces foyers terroristes véritable poison moral pour l'Islam qui, espérons-le, arriveront à moins séduire tous ceux, y compris les européens, qui rêvent de rallier leur noire bannière pour en découdre avec les mécréants.

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