Crise ukrainienne

Il semblerait que le dispositif aérien (chasse) mis en place par l’OTAN en Pologne et ailleurs, comme nos Rafale par exemple à Malbork, pour durcir le dispositif défensif face à une Russie qui inquiète de plus en plus, soit un échelon de plus gravi par nos politiques pour accompagner leur action diplomatique pour régler la crise ukrainienne. Sans croire une seule seconde que l’on puisse arriver à un conflit armé avec les forces russes, nos avions de chasse et ceux des membres de l’OTAN nouvellement déployés dans la zone (Canada, USA…) sont là en diplomates musclés pour souligner notre détermination à ne pas lâcher sur l’essentiel, tout en acceptant la recherche d’un compromis sur l’influence que doivent désormais avoir les deux blocs, est et ouest, sur cette région du monde (un nouveau Yalta déguisé ?). Les états d’âmes des habitants de l’est de l’Ukraine russophiles ressemblent beaucoup au ressenti des russophones des pays baltes auxquels ont avait imposé la langue du pays au moment des indépendances, pour qu’ils soient reconnus comme nationaux. C’est aussi une certaine résurgence locale de l’après-guerre entre un fascisme corrompu, dont on accuse parfois les nouveaux dirigeants ukrainiens, et un pur communisme qui n’a évidemment jamais existé. Bref, ce retour en arrière, cette régression démocratique, où les enjeux sont plus économiques que tous autres, donne l’occasion à nos forces aériennes de briller dans une mission trop rarement soulignée et que les drones ne pourraient en aucun cas jouer.

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