LA GRANDE AVENTURE DE LA CHASSE

Meeting aviation ferté Alais mai 2010 014





Il avait ce défaut commun je crois à nombre d'aviateurs, et qui devient chez eux une déformation professionnelle:

"La vie ne prenait pour lui sa parfaite saveur que risquée"

 


André Gide à propos d'Antoine de Saint Exupéry

 

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Officier pilote Officier pilote

 

Dernier vol1 Dernier vol1



Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 10:16
Saint-ex.jpg Monsieur Rippert, célèbre pilote de chasse allemand de la deuxième guerre mondiale vient de s’attribuer une victoire aérienne supplémentaire. Il aurait enfin avoué au journaliste Jacques Pradel (qui vient d’en faire un livre préfacé par Alain Decaux), avoir abattu le P-38 d’Antoine de Saint-Exupéry, rien de moins, sans que pour autant son carnet de vol s’en souvienne…
 
Toute la classe des joyeux grouppies de la Chasse, émue par cette confession tardive, a enquêté sur cette histoire dans l’histoire, mettant la main sur un véritable trésor.
 
En fait, si Rippert n'exhibe pas son carnet de vol et n'en dit pas plus sur sa vie, c'est parce qu'on y trouve d'autres évènements pour le moins troublants, dont voici quelques extraits :
 
-Lors d'une partie de pèche dans l'Atlantique Sud avec des potes en 36, il a jeté en l'air un filet qui s'est pris dans l'hélice droite d'un hydravion qui passait par là. L'avion s'est planté et a coulé avant qu'il ne puisse réagir. En rentrant au port, il apprit la disparition de la Croix du Sud et, malheureux d'avoir causé la perte de Mermoz, il n'a rien dit pendant 60 ans.
 
-Dans le Pacifique Sud, l'année suivante, il rencontre Amelia Earhart en Nouvelle-Guinée. Ils sympathisent et il fait découvrir à l'américaine les joies éthyliques du Schnaps. Le lendemain, en sortant la tête de la cuvette, il apprend par radio la disparition de la pionnière américaine. Il s'en voudra toute sa vie.
 
-Plus récemment, en juillet 1996, il rend visite à ses petits-enfants à Long Island. Admirateur de Werner Von Braun, il décide d'apprendre à son p'tit p'tit fillot les rudiments du propergol. En travaux dirigés, ils confectionnent une petite fusée qui décolle accidentellement parce qu'il a allumé une clope trop près. En levant les yeux, il voit un 747 de la TWA exploser en vol. Il ne se le pardonnera jamais.
 
-En 1431, de passage à Rouen, Horst Rippert, son lointain aïeul commet l'incivilité de jeter un mégot allumé dans un tas de bois. Le lendemain, il apprend que Jeanne d'Arc a été brûlée sur le bûcher. La famille ne s'en remettra jamais.
 
….  on ne va pas se plaindre quand la France entière s’intéresse enfin sérieusement à la fabuleuse histoire de l’aviation de Chasse !
Par Richard FEESER - Publié dans : histoire
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 12:00
Voici un petit historique de l’aviation de chasse du premier réacteur à nos jours… 
 
Tout commence en 1950 au Centre de transformation sur avions à réaction (CTAR) où les fiers, enthousiastes, et heureux jeunes pilotes, découvrent le Vampire I de construction britannique. Bipoutre, aux lignes pures, élégant et simple (ni siège éjectable, ni rallumage en vol, ni anti-g, ni casque), il donne désormais accès aux hautes altitudes (12000 mètres) où il règne sans partage. Facile et agréable à piloter, il « glisse dans l’air » malgré des performances encore modestes.
Après un mois de transformation au CTAR de Mont-de-Marsan, les pilotes rejoignent les escadres de chasse et le Vampire V plus performant. Une activité aérienne intense et variée, aux nombreux points d’orgue valorisant les chasseurs aux yeux du grand public (défilés massifs, patrouilles acrobatiques, courses, chizes…), permet de former ces pilotes dont on emménage le rythme de vie et les menus PN (personnel navigant). Les jeunes équipiers suivent en silence sans rechigner, les anciens accèdent au brevet de chef de patrouille après de dures épreuves jugées par l’Inspecteur de la chasse ou le commandant d’escadre. Campagnes de tir, exercices et manœuvres, entraînements au combat, se suivent jusqu’aux limites, de jour, contraints par les conditions météo et les guidages d’approche dépourvus de radars.
 
Au milieu des années cinquante, avec la montée en puissance de l’Otan, l’aviation de chasse atteint un maximum de 850 appareils à réaction en ligne, grâce au Plan de développement quinquennal de l’aéronautique et au Plan d’Aide Mutuel américain. Certaines escadres tactiques s’équipent d’avions américains (F-84, F-86, F-100) tandis que d’autres voient arriver l’Ouragan. Des bases Otan sont créées, d’autres modernisées, les pistes allongées ; les effectifs de l’Armée de l’air sont doublés pour atteindre 140 000 hommes. Se pose rapidement les problèmes d’encadrement des unités de chasse nouvellement créées, et de sécurité des vols liés à la conception des machines et aux manquements des pilotes. Les formations de combat évoluent en fonction des enseignements de la guerre de Corée.
Simultanément la guerre d’Algérie voit se constituer des escadrilles de T-6, de Mistral et de Skyraider que nos brillants chasseurs arment pour de courts détachements d’un an ou plus.
 
A partir de 1955, les avions de chasse à ailes en flèche transsoniques apparaissent et leurs bangs supersoniques si dérangeants (Mystère IV, Vautour, SMB-2, F-100, F-84). Les missions d’assaut et de combat changent avec les capacités des appareils aux gouvernes plus efficaces, aux vitesses et aux rayons d’actions supérieurs. La moitié des escadres sont intégrées à l’Otan et adoptent les règles d’emploi et les procédures de la 4e ATAF (Force tactique alliée). La Défense aérienne, sous commandement national, se modernise à son tour, le système STRIDA d’identification et de guidage radar est lancé en 1959. La « sécurité des vols » est créée en 1954 pour sensibiliser aux risques et prévenir les accidents. Un centre d’entraînement au vol sans visibilité CEVSV sur T-33, où passent tous les pilotes, permet de s’affranchir de plus en plus des mauvaises conditions météo, tandis que les bases aériennes s’équipent de radars de détection et de finale SPAR à partir de 1954.
La menace ayant changée de nature avec le nucléaire, des raids de saturation et des redéploiements de sécurité pour disperser les appareils sont essayés sans succès lors des manœuvres de 1954 et font naître la doctrine Otan de « la riposte massive ». Les unités aériennes doivent désormais pouvoir passer à l’attaque sans délais. L’exercice Rebecca vérifie cette réactivité sans préavis et des missions « équivalentes » aux missions réelles planifiées sont exécutées.
 
A partir de 1957, les économies budgétaires provoquent la réduction du nombre d’appareils en ligne alors que le Mirage III C, premier avion de chasse supersonique tout temps, vient d’être lancé pour équiper les escadres de défense aérienne dont on attend beaucoup. 
La création en 1964 d’une force de dissuasion nucléaire dotée de Mirage IV à laquelle sont associés de très près les pilotes de chasse, requiert une surveillance du ciel et une évaluation de la menace dont l’intercepteur Mirage IIIC, capable de Mach 2 jusqu’à 21 km d’altitude est la pièce maîtresse. Dès 1961, Dijon et la 2e escadre de chasse essuient les plâtres de la mise en service de cet appareil remarquable mais aux nombreux problèmes de jeunesse (moteur, radar, train d’atterrissage, rechanges, armes, pilotage, barrières d’arrêt…) et qui devient totalement opérationnel en 1964.
 
Dans le cadre de l’Otan, l’armement nucléaire tactique américain est confié de 1963 à 1966 à deux escadres de chasse (3e et 11e) sur F-100 Supersabre, basées à Lahr et à Bremgarten en RFA, dix ans avant que ne soit constituée notre composante nucléaire tactique nationale sur Mirage IIIE et Jaguar. Le Mirage IIIC est ainsi le précurseur d’une longue lignée de chasseurs dont le Mirage IIIE est le premier avion totalement polyvalent. Son système de navigation et d’attaque doté d’un radar aux fonctions sol-air et air-air élaborées permet l’interception haute altitude comme la pénétration à très basse altitude tout temps, de jour et de nuit. Les Mirage IIIR, RD (reconnaissance), B, BE ( biplace), 5F (air-sol) font aussi partie de la famille et participent à la modernisation du dispositif.
 
En 1977, la défense aérienne dispose de moyens de surveillance et de contrôle automatisés, et reçoit en 1983 ses premiers Mirage 2000C, développant progressivement des capacités de tir vers le bas (2000-RDI) puis sur plusieurs cibles (2000-5). La force aérienne tactique, forte de plus de 300 appareils, renforçant notablement les capacités de l’alliance Atlantique vouée à « la réponse flexible », a des capacités reconnues et une large panoplie d’armements et de moyens d’autoprotection. Le ravitaillement en vol donne aux Jaguar et Mirage F1CR et CT l’allonge permettant d’intervenir partout.
L’arrivée des avions Awacs, radars volants, pour gérer et contrôler en vol tout un espace d’opérations, donne sa pleine maturité au couple contrôleur chasseur, en accroissant capacités et domaine d’action.
La famille Mirage 2000 s’agrandit bientôt avec les Mirage 2000N nucléaires et 2000D d’attaque au sol.
 
En 2005 l’arrivée en escadron de chasse des premiers Rafale bimoteurs multirôles, promis à de nombreux standards, ouvre une nouvelle page de l’aviation de chasse que de jeunes et enthousiastes pilotes ne manquent pas d’écrire sous nos yeux émerveillés en particulier lors de l'affrontement en Lybie de mars à novembre 2011. L'avion polyvalent fait alors merveille, décollant même, lors des premières missions, directement de Saint Dizier avant d'être déployé en Corse puis en Sicile à Sigonella, tandis qu'un détachement de Mirage 2000 se positionne en Crête à Souda. En tout une trentaine d'appareils prennent part aux combat, un moment épaulés par les avions de la Marine décollant du porte-avions Charles de Gaulle.
 

En juin 2008, le Livre Blanc sur la Défense redessine les contours de nos forces armées.

Il a pour effet de diminuer le nombre de bases aériennes (fermeture de Colmar, Cambrai, Reims…), et des unités de chasse regroupées sur quelques plateformes.

Fin 2011 la situation était la suivante:

 

Saint-Dizier : Un escadron de Rafale polyvalent (Provence), un escadron nucléaire de Rafale (Gascogne), un escadron de transformation Rafale air et marine (Aquitaine)

Nancy : Trois escadrons de Mirage 2000D (Navarre, Champagne, Argonne)

Istres : Un escadron de Mirage 2000N (Lafayette)

Mont de Marsan : Un escadron CEAM (Côte d’argent),  un escadrons de Rafale (Normandie-Niemen en cours de création ), un escadron de Mirage F1CR  CT Savoie

Orange : Un escadron de Mirage 2000 intercepteur (île de France)

Luxeuil-les-Bains : Un escadron de Mirage 2000 intercepteur (Cigognes)

Djibouti : Un escadron de Mirage 2000 (Corse)

Al Dhafra aux EAU : Un escadron Rafale (Lorraine)

 

Si les escadrons sont en principe dotés de 20 appareils, il n’en est rien pour les unités de transformation (Argonne, Aquitaine) , basées à l’étranger (Djibouti, Al Dahfra) ou au CEAM. En 2012 l’armée de l’air devrait avoir 240 avions de chasse en première ligne (en lente diminution avec le départ progressif des plus vieux appareils F1CR et CT), et la Marine trois flottilles, deux de 15 appareils Rafale et une de super Etendard rénové...

L'amortissemnt de la courbe des diminutions devrait aboutir à une dizaine d'escadrons de chasse et trois flotilles de la Marine ce qui constitue un net recule par rapport aux année 80 où plus de 40 escadrons de chasse, de bombardement et de Flottilles opéraient.

Insistons sur le fait que la disponibilité des appareils est voisine de 50 % ce qui siginfie que seule la moitié des avions en ligne est vraiment utilisable.

Notons par ailleurs que les vieux C135 ravitailleurs, qui constituent un élément dimentionnant pour les interventions extérieurs devraient être remplacés par des Airbus MRTT d'ici 2017.

 


 

Par Richard FEESER - Publié dans : histoire - Communauté : Aviation
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 15:14

 

Je viens de lire avec intérêt le bulletin de liaison de janvier 2008, de l’Association des Pilotes de Chasse, à laquelle j'appartiens, et qui  témoigne d’un certain changement dans l’Air.

Ainsi le CESA, autrefois Centre d’Enseignement Supérieur Aérien, est devenu Centre d’Études Stratégiques Aérospatiales, tandis qu'on annonce les conclusions d’un groupe de travail « traditions » lié à la fermeture de plusieurs unités aériennes (dont l'Alsace, voir sur ce blog), l’arrivée des drones de combat (remise en cause du métier de pilote de chasse?), ainsi que l’organisation plus européenne de nos écoles de formation, et bien d’autres choses...

 

Nos pratiques et notre discours évoluent donc comme celui du Chef d’État-major, le Général Abrial, qui rapportait ces nouvelles dans son discours de cloture au dernier dîner de la Chasse, tout en restant peu rassurant sur les leviers dont il dispose pour installer une Armée de l’air future à 300 Rafale pour 180 heures de vol annuelles par pilote. La barre psychologique des 450 avions du temps de la guerre froide, longtemps défendue bec et ongles, et devenue irréaliste compte tenu des coûts (50 M€ pièce), est donc définitivement lâchée.

La croisade lancée l’an passée par l'Association des pilotes de chasse, pour mieux promouvoir l’aviation de chasse, reste plus que jamais d’actualité, même si certains ex-hauts responsables la voudraient moins corporatiste. Ne doivent-ils pas ouvrir les yeux, ces chers grands anciens, et comprendre qu’il y a péril en la demeure si les clubs, cercles, frères, et autres penseurs solitaires ou conseillers élyséens comme Jacques Attali, s’en mêlent pour dénigrer (l'aviation de chasse perdra de son utilité et de son influence sur les états-major et les budgets...), avec certains intrigants maritimes (la guerre des boutons...comme ils ont tort !), notre bel outil de supériorité aérienne, pour lequel s’enflamme à juste titre le nouveau directeur du CESA.

 

Mais il y a plus inquiétant comme le prouve

(http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/les_dossiers_actualites_19/defense_securite_nationale_un_875)

l’audition d'un commandant d’escadron sortant (le Navarre à Nancy), dans le cadre de la Commission du Livre Blanc sur la Défense, présidée par Jean-Claude Mallet, et qui rendra prochainement ses conclusions:

·        Matériels dépassés, faute de rénovation. Faible disponibilité des appareils, manque de rechanges…

·        Participation aux actions internationales trop symbolique et en forte diminution (80 Mirage-2000 pendant la crise du Kosovo, seulement 3 Rafale en Afghanistan aujourd’hui)…

·        L’Armée de l’air de plus en plus en retrait et de moins en moins reconnue militairement, par manque d’interopérabilité et de moyens…

·        Entraînement insuffisant…

·        Personnels déçus…

 

Mais où va-t-on ?

 

Tout ne baigne pas dans l’huile dans notre sphère, décidément cernée par de gros nuages gris. Fini le paisible vol à vue en ciel clair ! Bonjour grisaille et turbulences ( vol aux instruments imposé) dont il faudra forcément sortir par le haut !  

Vous comprendrez ces mots d’inquiétude comme des mots de mobilisation pour mieux expliquer la nécessité d'une aviation de chasse structurée et servie par des personnels motivés, outil stratégique dans la main du politique, protection quotidienne des français (dormez en paix, la Défense aérienne veille!) moyen de combat réactif engagé sur tous les fronts comme aujourd'hui en Afghanistan ou en Afrique et demain ailleurs.

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Par Richard FEESER - Publié dans : Armée de l'air
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 19:17

Une fois de plus, le Tchad vient de vivre et de surmonter un épisode sanglant de la guerre des chefs, ou plutôt celui d’une mauvaise histoire de famille Bideyat où la lutte pour le pouvoir est toujours d’actualité. Il faut dire que les nouvelles richesses pétrolières du pays, plus que prometteuses dans cette terre jusque là oubliée, compliquent probablement les choses pour des dirigeants ayant parfois tendance à considérer le pays comme un butin de guerre, plutôt qu’une nation promise à la démocratie.

Pourtant des élections en bon ordre ont eu lieu, présidentielles et législatives, mais foi de Bideyat, de Zagawha ou autre, pourquoi ne pas l’emporter une fois encore par les armes ? Pourquoi ne pas chasser du palais ce président, pourtant si proche, mais qui aurait peut-être oublié les bons vieux principes de la famille africaine élargie ? Et pourquoi diable ne pas faire comme lui en son temps, utiliser la force pour arriver à ses fins ?

Il faut dire que, dès qu’un grief froissant l’honneur ou le portefeuille survient au sein d’une certaine élite locale, elle aurait tendance à prendre le maquis en désormais rebelle, avec armes, bagages, et téléphone satellitaire pour clamer ses rancoeurs vers le monde libre, depuis les hauteurs du Tibesti et d’ailleurs, entouré d’une poignée de fidèles armés jusqu’aux dents et prêts à tous les sacrifices...

Cette fois encore plusieurs de ces nouveaux rebelles (depuis 2005) venus du Soudan, autrefois généraux légalistes ou proches conseillers de l’actuel président, ont opté pour le scénario catastrophe des « libérateurs », qui consiste à « sauver le pays » en chevauchant l’une de ces mythiques Toyotas armées, ou plus exactement en guidant une colonne de plusieurs centaines de ces véhicules rapides comme le vent...

Étonnamment, ils ont bien failli réussir en ce début d’année 2008, en prenant tout le monde par surprise, jusqu’à venir faire le coup de feu en pleine ville de N’Djamena... aux marches du palais !

On a quand même un peu de mal à croire que personne n’avait rien vu venir, dans un pays où lorsqu’une fourmi marche dans le Nord, tout le Sud est au courant (et le pays est grand) ! On pourrait aussi tomber à la renverse, en apprenant que rien de moins que le propre neveu du Président Déby, Timane Erdimi (et son frère jumeau, dans ce cas peste et choléra), qui a si longtemps occupé les plus hauts postes à N’Djamena (directeur de cabinet du Président…), aurait trahi son leader africain d’oncle pour tenter de se mettre à son compte par coalition libératrice interposée. Et pourtant… !

 

C’était sans compter sur dame la chance et ses protecteurs de février 2008, qui ont aidé la République Tchadienne à mettre fin aux inutiles souffrances de son peuple, au prix de centaines de morts inutiles et certainement de secrètes rancunes.

 

La suite au prochain épisode, me diriez-vous ? A moins que, d’ici là, les uns et les autres, acteurs déterminés et égoïstes de ces aventures militaires d’un autre âge, n’aient enfin compris que le peuple tchadien n’aspire vraiment qu’à la paix. 

Aux dernières nouvelles les combats violents ont repris (1 et 2 avril 2008, on déplore la mort de nombreux enfants soldats...) à Adé, et les propres fils du Président Deby auraient envisagé de rejoindre tonton Timane... 


... et tout sur l'Afrique d'hier et d'aujourd'hui ici:
http://www.publibook.com/boutique2006/detail-265-0-0-1-PB.html

Par Richard FEESER - Publié dans : Géopolitique
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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /Jan /2008 15:55

Pour commencer l'Ecole de l'air de Salon de Provence ecole-air1165.jpg dont vous venez tout juste de réussir le concours...
 
Initiation aérienne sur TB10 et premières évaluations...

tb10.jpg

après avoir acquis toute la théorie, direction Cognac Sur EPSILON et Grob 120



grob-120-aa.jpg

puis l'école de chasse à Tours sur Alphajet

Alphajet460.jpg

puis Cazaux encore sur Alphajet,  pour apprendre à tirer en air-air et air-sol


avant de rejoindre le 1/7 sur la base aérienne de Saint Dizier pour une vie opérationnelle sur Rafale bien remplie


rafale-002.jpg                                  1-7.jpg

Vite ! On vous attend ! 


pour en savoir plus:

www.aea.asso.fr/public/ecole/recrutement_formation.html 

http://home.tele2.fr/chicou/Officier_pilote.swf

http://richard.feeser.over-blog.com/article-5889163.html  



Quelle belle vie que celle d'aviateur...!

 



  Bibi20_11092003.jpg

martine-en-avion.jpg

Par Richard FEESER - Publié dans : Armée de l'air - Communauté : Aviation
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 11:44

F1-CT.gif "...L'une des unités les plus prestigieuses de l'armée de l'air va être dissoute en 2008. Il s'agit de l'escadron 1/30 Alsace, descendant en ligne directe du groupe de chasse Alsace, l'une des très rares unités militaires qui a l'honneur d'être Compagnon de la Libération.

La décision de dissoudre cet escadron a été prise par l'état-major de l'armée de l'air. Basé à Colmar, l'Alsace est l'une des deux seules unités de l'Armée de l'air a voler sur Mirage F1 CT.

Cette décision relève sans doute de la bonne gestion du parc aérien, mais elle rompt une chaîne ininterrompue depuis la création de l'unité par un décret du général de Gaulle, le 1er septembre 1941. C'est un coup dur pour la mémoire de la France Libre.

Bien triste sort que celui de l'Alsace... 
 


Je pense sincèrement que, même si l'on ferme cette prestigieuse unité, son nom et les traditions liées devraient être donnés à une autre unité de chasse au nom moins prestigieux... 

Dernières nouvelles du 21 avril 2008 : L'état-major de l'armée de l'air vient de décider du nom des futurs escadrons de Rafale, qui seront attribués au fur et à mesure de la livraison de l'avion et de la transformation des unités.

Après le 1/7 Provence en service, viendront dans l'ordre : Gascogne, Normandie-Nièmen, Alsace, Lorraine, Lafayette, Cigognes, Ile-de-France. Soit huit escadrons de vingt avions chacun. Si l'armée de l'air reçoit plus de 160 appareils (234 doivent théoriquement lui être livrés), d'autres noms de baptême seront alors choisis.

Le 2/7 Gascogne, formé cette année, sera la premier escadron Rafale participant à la dissuasion nucléaire. Il reprendra les traditions du 1/91 Gascogne, dissous en 2005 et qui fut la dernière unité à voler sur Mirage IV.

Merci pour l'Alsace !

Par Richard FEESER - Publié dans : Armée de l'air
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 10:57

120-copie-1.jpg Réunion de la Promotion Le Mans 59-64

 

Les anciens de la promotion 59-64 (Studieux et Joyeux), de L’École Militaire Préparatoire Technique du Mans, ont été très heureux de se retrouver au cœur même de la belle cité sarthoise, les 6 et 7 octobre 2007.

 

Trois généreux camarades de cette promotion (Pierre Quesne, Lucien Legay, Michel Mirjol) avaient élaboré un beau programme aux multiples temps forts, suivi comme un seul homme par les 78 anciens élèves présents.

Venus des quatre coins de France les membres de la promotion, dissoute depuis si longtemps, se retrouvèrent dans les rires et les embrassades fraternelles, sous un soleil radieux donnant tout son éclat à cette véritable fête.

« Mais qui se cache derrière cette moustache poivre et sel ou ces lunettes rieuses ? » se sont-ils parfois demandés, avant de reconnaître un copain de chambrée, même voisin de lit, un partenaire à la musique de l’école ou un coéquipier au handball, quarante ans plus tôt. Pour perturber les moins physionomistes, de sympathiques éléments d’une promotion voisine étaient aussi venus faire le nombre.

Toutes classes confondues, des SA (apprentis) aux TEI (techniciens) jusqu’aux T (voués aux longues études), ils ont visité la vieille ville joliment restaurée, surpris un cortège nuptial au sortir de la cathédrale, parcouru les boulevards à petite vitesse, à bord d’un immense autobus. Les anecdotes échangées, des Jacobins à la gare, en passant par le célèbre jardin des plantes, ont confirmé qu’ils avaient là un passé commun.

Après le cocktail et quelques émouvants témoignages d’anciens cadres et professeurs, suivis d’une reprise à pleine voix du chant des enfants de troupe, le dîner a laissé place à quelques pas de danse où le Madison s’est imposé pour souligner leur réelle cohésion, devant des épouses ravies d’être là.

La première journée s’est terminée tard, certains accrochés à la coupe pétillante du dernier bar ouvert, pour relire le temps passé, photos jaunies en main.

 

La seconde journée, lancée par la sonnerie d’un clairon zélé, fut plus émouvante puisque le quartier Paixhans, aujourd’hui école de gendarmerie, leur ouvrit ses portes vers leurs plus lointains souvenirs d’adolescents enfants de troupe. Les pavés brillants où ils « éclataient » leurs chaussures cloutées, les grands bâtiments du haut desquels ils jetaient des bombes à eau, les escaliers et les parquets de bois mille fois grattés à la paille de fer, les ateliers où l’on poussait « Caroline » (lime), le gymnase où volaient les cris des supporters juchés sur la galerie métallique mise en résonance, les réfectoires aux bacs huileux de frites et témoins de tant de « grèves de la faim », le sinistre salon de coiffure (court devant, ras derrière !) l’infirmerie aux redoutables vaccinations en jeûne et douleurs, tout était là sous leurs yeux, ravis que le temps n’ait pas effacé toutes leurs traces. Une messe où la longue liste des disparus a été citée, suivie d’un dépôt de gerbes au monument aux morts avec le concours de la musique d’un des leurs, avait couronné ce retour au source, achevé au petit musée gravé de la belle devise de leur ancienne école : Instruits, Droits, Adroits !

 

Ces belles heures chaleureuses, pleines de solidarité, posent déjà la question de la date d’une prochaine rencontre, dans trois ou quatre ans, près de Vittel disent certains, soucieux de prendre le relais : « Vite que l’on s’attroupe… »

 

Ils se séparèrent radieux que leur belle amitié soit toujours aussi vivante et forte.

 

L’un des leurs, Richard Feeser


Par Richard FEESER - Publié dans : richard.feeser
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 17:42

Voici quelques images prises au Tchad en 1997 à la vitesse du Mirage F1-CR que je pilotais alors (environ 450 Kts soit 800Km/h). Les clichés sont ceux de la caméra panoramique, Oméra 40, embarquée dans le nez de l'appareil.

Le Mirage F1-CR en virage serré...

quelques paysages typiques...

Dougia

 

N'Tiona puis

le fleuve Chari et ses hippopotames

les villages

le rocher des éléphants toisé par un F1-CR

et quelques clichés de ravitaillement en vol

F1-CT sur Transall C-160

Transall sur Transall...

sous le regard affuté de Mirage F1-CT du Normandie-Niemen...

 

 

Par Richard FEESER - Publié dans : Armée de l'air
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